Edito : Noël Omicron, Pâques aux élections…

L’Oeil au Beurre de Lenoir : Le gouvernement choisit la vaccination et le durcissement du Pass contre l’Omnicron…


27/12/21


Du projet de loi de passe vaccinal

Donc résumons-nous : Nous avons subi les tests PCR qui n’étaient pas nécessaires, puis sont devenus obligatoires, puis une vaccination ça suffira. Attendez, finalement non, une 2eme dose, puis une 3e.

Et bientôt une 4e avec un délai entre 2 rappels raccourci de 7 à 3 mois.

dessin enfant je ne veux pas vivre comme çaEt demain, nous allons devoir nous conformer à une nouvelle loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal obligatoire « pour l’accès aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boisson, aux foires, séminaires et salons professionnels ou encore aux transports interrégionaux».


Mais pas obligatoire pour le métro ou le tram, non. Parce que là, bien collé-serré façon zouk, les yeux dans le nez du voisin masqué, pas de risque de contamination.

Le projet de loi va être examiné ce lundi lors d’un Conseil des ministres extraordinaire, après le Conseil de défense sanitaire. Il passera à l’Assemblée nationale le 29 décembre, puis partira au Sénat le 5 janvier et devrait entrer vigueur avant le 15 janvier.


Cumul de justificatifs

Alors que 77 % de la population était complètement vaccinée en France au 23 décembre (voir ici), le gouvernement choisit l’obligation de présenter un schéma vaccinal complet pour accéder à certains lieux publics (en attendant la prochaine couche…)

Les non-vaccinés, après le 15 janvier, n’auront plus accès aux cafés, restaurants, théâtres, cinémas, salles de gym puisque le test PCR ne suffira plus.


La présentation unique d’un test négatif demeure par contre valable pour l’accès aux établissements et services de santé et médico-sociaux.

Pour certains lieux à haut risque (discothèques…), il faudra le schéma vaccinal complet + un test PCR négatif.

Va falloir être motivé pour aller danser.


Pas de couvre-feu pour le Nouvel An

En 2020, le gouvernement avait imposé un couvre-feu pour la soirée du Nouvel an, histoire d’éviter les foyers de transmission (clusters en bon français). Cette année, on devrait y échapper…


Pas de Passe obligatoire dans les lieux de culte

Vade Retro, Coronas…

eglise st eloiPour se rendre dans les établissements religieux, aucun passe sanitaire n’est exigé, après une action de lobbying très efficace des clergés, toutes Eglises confondues (voir notre article du 16/11 /20).

Les mécréants sont, c’est bien connu, plus susceptibles d’être contaminés par le virus que les pratiquants religieux, qui eux sont protégés par le Très Haut, évidemment.


De leur coté, les théâtres et cinémas déjà soumis au Passe sanitaire (plus importants économiquement mais moins puissants comme corps social) ne cachent pas leur inquiétude pour la suite des événements.

La Gaumont a reporté la sortie de « Rumba, la vie » de Franck Dubosc. Chez nos voisins Belges, les salles de spectacles ont fermé, les employés du secteur sont dans la rue…


Le mirage de l’immunité collective

On peut se poser la question de la cohérence des promesses gouvernementales successives d’un système qui in fine devient de plus en plus contraignant depuis le début de la crise en mars 2020.

L’immunité collective présentée comme le Graal à atteindre, absolument nécessaire, ne fonctionne pas, en raison de la mutation permanente du virus. Même Israël, en pointe sur le dossier et avec juste une population de 9M d’habitants, n’y est pas parvenu … Et est reparti pour une 4eme dose de rappel.

Or, selon l’Organisation Mondiale de la Santé « Aucun pays ne pourra se sortir de la pandémie à coups de doses de rappel » quand certains en manquent cruellement.


De la fermeture des lits d’hôpitaux, même pendant la pandémie

hopital maladeUne majorité de la population est vaccinée contre la Covid, avec 2 ou 3 doses… et cela n empêche pas la circulation des virus.

Les nouvelles mesures coercitives n’ont bien sûr aucun rapport avec le manque cruel de lits et de soignants dans les hôpitaux, victimes d’une doctrine comptable impitoyable pour le faire fonctionner avec des coûts a minima.

La rentabilité de l’hôpital public est une variable qui n’a jamais été remise en question par les gouvernements successifs depuis plus de 10 ans.


Jean Castex, (déjà) à la manœuvre

castex 2Le premier coup a été porté par un dénommé… Jean Castex, alors Directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé (DHOS) et qui a mis en musique la restructuration du système hospitalier entre 2005 et 2007, avec des objectifs à tenir dans l’hôpital et une rationalisation des coûts. Car l’hôpital coûte trop cher et n’est pas rentable, voyez vous.


L’argent a coulé à flot pour soutenir les entreprises depuis le début de la crise sanitaire, et c’est tant mieux. Mais pendant ce temps, des centaines de lits ont été fermés dans les hôpitaux.

Avec le succès que l’on connait aujourd’hui. Décidément, ça valait le coû(t)!


Et si on pensait (aussi et enfin) à promouvoir les médicaments

GSKL’Agence européenne du médicament (AEM) a approuvé 5 médicaments pour lutter contre la Covid-19, dont tout récemment un médicament immunosuppresseur déjà autorisé dans l’Union Européenne pour soigner l’arthrite et des maladies inflammatoires, et un par anticorps monoclonal, le GlaxoSmithKline (GSK).

Selon l’AEM, ce dernier, appelé Sotrovimab (ou Xevudy) « convient aux adultes et adolescents qui n’ont pas besoin d’oxygène supplémentaire et qui présentent un risque accru de gravité de la maladie ». Après Ronapreve et Regkirona, c’est le troisième anticorps monoclonal approuvé par l’UE.


De leur coté, les Etats-Unis ont validé la commercialisation d’un traitement anti-Covid de Pfizer, le Paxlovid. Cet antiviral freine la réplication du virus, et permet de diminuer de 90 % les hospitalisations et décès si elle est prise dans les premiers jours après l’apparition des symptômes.

L’AEM l’a aussi autorisé de manière provisoire, en attendant la validation définitive.

Le laboratoire Merck a de son coté, sorti un autre type de traitement avec le Molnupiravir.


Pourquoi donc, alors que la pluri-vaccination commence à montrer ses limites, est-il si peu question de mettre en place une politique déterministe avec ces médicaments qui permettent d’enrayer la gravité de la situation sanitaire et ses lourdes contraintes sociales et économiques ?


Demain… avec une puce sous la peau, des contrôles encore plus faciles !

puce sous bras passe sanitaireLa suite viendra peut-être d’un autre pays, la Suède… Plus besoin de sortir son smartphone ou son papier pdf. Une puce implantée sous la peau permet de lire directement votre passe sanitaire, lors d’un contrôle, (voir le reportage de LCI), comme celle implantée dans la peau de votre labrador.

Les Suédois pratiquent déjà cette innovation technologique pour remplacer leurs badges, les billets de transport, etc.

Tout ça, bientôt couplé à la reconnaissance faciale… La vie va devenir tellement plus facile, ici-bas.


Dans quelques semaines, les élections présidentielles

Et en plus à Pâques, cette année, en même temps que les cloches, on entendra les candidats à l’élection Présidentielle (1er tour le 10 avril), nous promettre un monde meilleur (mais ça dépend pour qui) .

2022 sera une année formidable !

Bonnes fêtes (quand même…)



portrait MichelMichel Lenoir

 Directeur de publication


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