Chronique d’une invasion estivale (les touristes)…

Humour satirique : Ah! Les toutous, les toutous, les touristes….


Par Alain Mouginet (avec la nouvelle chanson d’Hugo Elan) 


La  chanson de l’été d’Hugo Elan ! Quand les touristes débarquent… Du soleil en musique!

(100% sans images IA !) 


 


Après juin, le déluge

Je ne sais pas vous, mais moi actuellement j’ai comme une boule d’angoisse qui me tenaille les tripes. Pourtant, tout va bien, la nature explose sous un soleil radieux, les pins embaument l’air, le Bassin est magnifique à toute heure, les oiseaux chantent, picorent et copulent avec entrain. Tout respire la joie de vivre en cette belle région que beaucoup nous envient… Et c’est bien là le problème car, sans être madame Irma, je peux vous prédire qu’après ce mois de juin viendra… Juillet !


Assiégés par les paddles gonflables

Ainsi, au loin, telle une armée antique traversant les montagnes, les hordes sauvages, avides de grands espaces, vont déferler sur nous. Des milliers de véhicules convergeront depuis les quatre coins de la France, chargés de glacières, de paddles gonflables et d’enfants surexcités nourris aux bonbons chimiques. Certes, ils souffriront, car bien entendu, tout le monde partira en même temps et, trouver une station libre pour recharger son véhicule électrique tiendra de l’exploit. Ensuite les nombreux bouchons leur infligeront plusieurs heures de pénitence, mais cela ne les découragera pas. Au contraire, une fois arrivés, fourbus mais heureux, ils considèreront qu’ils ont gagné un droit inaliénable : celui d’occuper tout l’espace.


Les envahisseurs…

Le parking où vous vous garez depuis dix ans ? Pris. La table de votre café préféré ? Occupée. La boulangerie où vous achetiez votre pain en trois minutes ? Transformée en sortie touristique avec une file d’attente digne d’un parc d’attractions américain.

Le phénomène atteint son apogée sur les pistes cyclables. Ces élégantes voies conçues pour circuler deviennent soudain une expérience sociologique fascinante. On y trouve des familles de front sur quatre vélos de large, des enfants zigzagant selon des lois physiques encore inconnues ou des vacanciers s’arrêtant brutalement au milieu du passage pour contempler un écureuil. Le cycliste local, lui, avance à la vitesse moyenne d’un escargot sous antidépresseurs.



Quant à prendre la route au départ de Lanton pour répondre à l’invitation à déjeuner de vos amis d’Arcachon, autant partir la veille, de nuit si possible.


Du paradis naturel au centre commercial à ciel ouvert

Pendant ce temps, les commerçants entrent discrètement dans leur phase estivale. Les stocks de produits typiques du Bassin – made in nulle part – ont été reconstitués et une magie économique extraordinaire se produit alors : les étiquettes de prix s’enflamment. La boule de glace devient un produit de luxe. Le café atteint le cours du pétrole. Le simple sandwich jambon-beurre semble désormais élaboré à partir d’ingrédients importés par hélicoptère depuis une vallée secrète de l’Himalaya.

Les marchés de plein air prennent leur air de fête régionale : le sympathique paysan basque, béret vissé sur la tête – hier encore vendeur de tondeuses à gazon dans une grande surface de bricolage –, propose son magnifique étal de fromages fabriqués à la ferme (acquis la veille chez Métro) et ce, à des prix stratosphériques. Mais le pire n’est pas là.


Les mouettes demandent l’asile politique

Le pire s’appelle Kevin. Chaque été, il réapparaît dans le camping. On ignore son origine exacte. Peut-être est-il généré spontanément par la chaleur. Peut-être existe-t-il plusieurs Kevin. La science hésite. Toujours est-il qu’à partir de 11 heures, Kevin estime qu’il est de son devoir moral de faire profiter l’ensemble du Bassin de ses goûts musicaux. Sa sono, probablement audible depuis la Station spatiale internationale, diffuse un mélange subtil de techno approximative, de tubes des années 2000 et de remixes dont personne n’avait ressenti le besoin. Les fenêtres vibrent. Les chiens hurlent. Les mouettes déménagent. Et Kevin, lui, trouve que l’ambiance est encore un peu calme.


Les délices du petit crachin breton

Alors oui, vous m’objecterez – et vous aurez raison – que les touristes font vivre l’économie locale. Certes, mais quand je contemple un rond-point saturé, une piste cyclable transformée en embouteillage et que les basses de Kevin empoisonnent mon environnement, je me surprends parfois à rêver d’un été pluvieux.

Pas une catastrophe, non, juste trois semaines d’un petit crachin breton, le temps de retrouver une place de parking.

Et puis, sur le fond, vais-je encombrer la ville de Charleville-Mézières pour y passer mes vacances ?


Alain Mouginet


Retrouvez les anciennes chroniques d’Alain Mouginet, ici


 

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Egoïste

30 juin 2026

Monsieur Mouginet, vous êtes un égoïste ! Même si je vois bien que vous vous êtes livré à une chronique parodique de la présence des vacanciers sur le Bassin, cette petite caricature révèle quand même de votre part un certain égoïsme à vouloir profiter du Bassin en été avec une fréquentation de janvier.

Mais, voyez-vous, ce n’est pas vous qui faites vivre toute l’année tous les résidents locaux. Ce sont les touristes et les résidents secondaires qui remplissent les caisses des commerces et des municipalités grâce à qui vous pouvez obtenir des commerces ouverts à l’année et des services publics bien dotés. Alors, souffrez, mais en silence !

Jacques Odier

Récurrent.

30 juin 2026

Allez, chaque année , la même ritournelle :  » mon Bassin , mes pins , ma piste cyclable !!! ». Vous n’en n’avez pas marre ? Ce n’est plus drôle du tout . Vous ne sortez donc jamais de VOTRE Bassin , pour aller envahir une contrée où les gens pourraient se sentir insupportés par votre présence ?

Ensuite , les quatre coins de la France ? Pas mal pour un exagone !!!!

Ah! Le seul Kevin que je connaisse est , comme vous ne le dites pas , du Bassin !

Je pense que vous êtes de ceux qui ne supportent même pas les Bordelais ….

Ayant quitté votre ( mon ) Bassin , pour la Bretagne , le crachin est encore une idée erronée !!! Quand vous vous dessécherez sous la prochaine canicule , je jouirai d’une fraîche brise….Les touristes se répartiront harmonieusement sur les nombreuses grandes plages , ce sera l’été , pour TOUT LE MONDE….

Soufflet Françoise

Le tourisme, c’est la vie !

30 juin 2026

Le tourisme bashing me fait rire ! Demandez aux commerçants, hôteliers, restaurateurs, gérants de camping, loueurs de bateaux, ce qu’ils penseraient d’une réduction de 50 % de leur clientèle pendant quatre mois ! Si le Bassin en été ne vous plaît pas, vous pouvez toujours en effet essayer Charleville ! Bel été,…

Jacques Baillieux

DUBONET, faut pas en abuser

30 juin 2026

28 mots- 3 fautes d’orthographe et 2 de syntaxe. Bon devoir de vacances et bonjour à Robert

Capart

Perso

30 juin 2026

Un ami m’a recompté une histoire. Quant on est on ne le sait pas et quant on est con on ne le sait pas non plus. bonnes vacances

DUMONET

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