C’était mieux, avant ?

Il était une mauvaise foi(s)… « C’était mieux, avant ? »


20/11/16


avant-tvNous avons parfois le sentiment profond que nous étions plus heureux avant ou que du moins, avant, c’était mieux.

Pourtant il y a quelques semaines, le magazine Le Point a publié une intéressante étude « non, ce n’était pas mieux avant » tiré du livre de l’historien suédois Johan Nortberg.


Preuves et chiffres à l’appui, ce dernier démontre que malgré le pessimisme ambiant tout va bien mieux qu’il y a quelques années en s’appuyant sur des données objectives.

On vit de plus en plus vieux, la santé s’améliore, la pauvreté régresse, la démocratie avance, la violence à l’encontre des femmes recule, la surface des forêts s’accroît, l’illettrisme chute et le coût de la vie diminue fortement et les loisirs augmentent et contrairement aux idées reçues, la pollution a nettement régressé dans les villes.


Mais, selon notre âge nous avons tous des souvenirs de notre jeunesse où la vie semblait plus douce. Réalité ou illusion ? Les deux mon capitaine. Notre société nous protège à travers tant de lois, de règlements, de contraintes, d’interdictions de penser ou de dire, de radars, de codes que nous avons le sentiment profond que nous ne sommes de moins à moins libres et donc moins heureux.


Ne plus rien accepter au nom du progrès !

En fait, avant, nous acceptions ce que nous trouvons inacceptable aujourd’hui, comme l’accident et la mort par exemple. Un mot disparu de notre vocabulaire, remplacé par « il est parti ».

Avant, on faisait du vélo sans casque, et quand on tombait, on nous mettait du mercurochrome sans nous emmener aux urgences.

Avant, quand nous étions collés à l’école, nos parents n’allaient pas porter plainte contre l’instit pour cruauté mentale. Et quand le prof nous mettait la main sur l’épaule, on ne pensait pas à l’impensable.

Avant, quand on achetait à la pâtisserie « une têe de nègre » ou qu’on disait « y a bon Banania » on n’avait pas l’impression d’être raciste, on ne pensait même pas au sens du mot.

Avant, on buvait de l’eau au tuyau du jardin sans avoir peur d’attraper une grave maladie.

Avant, quand on faisait pipi au lit on nous emmenait chez un pédopsychiatre qui expliquait que c’était la faute de vos parents.

Avant, quand on partait jouer avec des copains le mercredi après-midi, les parents ne s’inquiétaient pas et ne vous demandaient d’appeler toutes les heures sur votre portable offert à 10 ans.

Avant, on ne partait pas plainte contre la mairie parce qu’on était tombé à cause d’un trou dans le sol.

Mais ça, c’était avant.


Le bonheur ne se quantifie pas

En fait, notre société moderne nous a apporté du progrès qu’on associe trop souvent, à tort, au bonheur.

On n’est pas dix fois plus heureux avec 200 chaînes de télé qu’avec 20. Le bonheur ne se quantifie pas avec des chiffres comme le montre l’étude publié par le Point puisqu’il s’agit d’un sentiment ou simplement d’un état d’esprit.


La grosse différence entre hier et aujourd’hui est qu’on mourrait plus jeune avec la sensation d’avoir été heureux. Alors qu’aujourd’hui, on meurt plus tard avec celle d’avoir été plus malheureux…


patrice verges retaillé


Patrice Vergès

Journaliste, romancier (page FB ici)


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