Des plantes sauvages comestibles et médicinales sur le Bassin

Nature : En se promenant dans les prés salés, on peut découvrir une flore comestible ou aux vertus médicinales, mais en régression…


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24/04/22


Délaissé de toute activité humaines, les prés salés du bassin d’Arcachon se sont développés depuis la fin du XIXème siècle. Ils ont permis ainsi la création d’une biodiversité unique, mais fragile et menacée, et qu’il est important de  préservée. Parmi les nombreuses espèces de plantes que l’on peut croiser en marchant, il en existe certaines, dont les bienfaits sont reconnus, mais que bien souvent le promeneur ignore.


Visite guidée

Pour mieux protéger la réserve des près salés, la commune d’Ares mise sur l’éducation et organise des visites guidées au cœur de la nature permet d’en apprendre plus sur leur utilisation au quotidien.



Nous avons suivi un petit groupe en balade avec Alexandre Bert, guide naturaliste, et découvert une vingtaine de plantes remarquables: le troscart maritime, l’ajonc, le lierre, l’achillée millefeuille, le plantin maritime, le chêne liege, renoncule, l’amanite rougissante, le haricot sauvage, le tamaris, le chèvre feuille et le fragon. Et aussi l’aubépine, l’aubépine, l’obione, la blette maritime et l’arbousier, détaillées ci-desous.

 


L’aubépine



Les vertus des fleurs d’aubépine pour calmer les palpitations cardiaques sont depuis longtemps reconnues, en facilitant le transport du sang des artères vers le cœur. En aucun cas, il ne s’agit de soigner une insuffisance cardiaque pathologique grave.

L’aubépine ne pourra soulager que les personnes ayant un cœur sain qui connaissent ponctuellement des troubles bénins du rythme cardiaque. Les personnes nerveuses, anxieuses rencontrant des difficultés à dormir peuvent trouver un remède naturel en utilisant l’aubépine en phytothérapie.


L’obione



L’obione absorbe et stocke le sel (chlorure de sodium). Sa teneur en iode et potassium est particulièrement remarquable également. Elle est riche en vitamines C et PP tout en contenant également du fer.  Elle se récolte quasiment toute l’année, au fur et à mesure des besoins, pour une consommation crue venant compléter une salade verte: sa saveur salée y est très agréable. Elles peuvent également se faire cuire pour servir de légume d’accompagnement. Elle se marie aussi très bien avec du poisson.


La blette maritime



La blette maritime est un excellent légume de la mer. Ses feuilles peuvent se manger aussi bien crues que cuites. Crues, elles sont plus tendres en début de saison. Ensuite, il vaut mieux les faire cuire, en gratin, en soupe, ou en accompagnement comme des épinards. On lui attribue des vertus émollientes, rafraîchissantes, et laxatives utiles contre la constipation. La feuille est riche en vitamine A et cet en éléments minéraux (potassium, magnésium, calcium, soufre et fer).


L’arbousier

 


 


L’arbousier est bien connu des habitants du Bassin, avec ses petites clochettes blanches puis ses jolis fruits rouges. Ils ont des propriétés anti-inflammatoires, astringentes et diurétiques. Cet arbuste est utilisé en phytothérapie et aide à soulager les rhumatismes, l’hypertension, les inflammations des voies urinaires.

Il est aussi prisé pour améliorer la circulation du sang. Les fruits de l’arbousier sont utilisés pour préparer des confitures, marmelades et des liqueurs. Les fruits peuvent être mangés crus ou ils peuvent être fermentés. Cependant, ils présentent une légère toxicité et lorsqu’ils sont consommés crus et en grande quantité, ils peuvent entraîner des coliques et parfois des vomissements.


Une protection de la flore difficile à maintenir

Alexandre lors de chaque visite, explique inlassablement la richesse de la réserve et la nécessité de la préserver. Mais la protection reste difficile. Malgré la présence de deux gardes sur les lieux, les sentiers des prés-salés sont confrontés aux nombreux vélos qui écrasent et déracinent les plantes, et autres vandalismes.

D’autant que certaines d’entre elles, comme la spergulaire, se raréfient.


Pour les communes du bassin d’Arcachon, la prévention et les sanctions sont les seules actions qui permettent de lutter face a la destruction progressive de l’environnement. Il est interdit d’emporter avec soi des plantes protégées sous peine d’une amende de 135 euros.

Mais pour Alex « C’est un désastre. Depuis que je travaille ici, les pousses ont réduit de moitié ».

Sous la pression démographique, le coté sauvage et authentique du Bassin recule chaque jour, et cela ne sera pas sans conséquence pour son évolution…


Erwan Meyer (EFJ Bordeaux)


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