Chasse à courre au centre ville d’Andernos, samedi 15 septembre (Journées du Patrimoine…)

Les habitants du Bassin ont un rapport avec la chasse quelque peu différent selon qu’ils la pratiquent ou pas. Pour les seconds, la chasse évoque surtout des réveils en sursaut par des tirs en rafales déchirant les premiers rayons du soleil tout près des lotissements, et la crainte en se promenant dans la forêt de servir de cible potentielle à de dangereux psychopathes. Pour les pratiquants, ce sera plutôt le plaisir de se retrouver dans les palombières, l’attente dans les tonnes, la joie de débusquer le gibier, les marches au grand air, et les casse-croûtes conviviaux. Deux mondes inconciliables qui cohabitent en se détestant cordialement.

Et puis, il y a les héritiers des grandes cavalcades moyenâgeuses sur les terres des serfs, les seigneurs de la chasse à courre appelée vénerie. Un mode de chasse très ritualisé, qui consiste à chasser « à courre » des animaux sauvages dans leur milieu naturel jusqu’à leur prise par les chiens, et en principe par eux seuls.

Poursuivi dans le vacarme des aboiements des chiens, des galops des chevaux, des sons des trompes, l’animal court, paniqué, pour tenter d’échapper à la mort, parfois pendant plusieurs heures. Quelque fois, il s’échappe. Le plus souvent, terrorisé, à bout de force, il est alors rattrapé par les chiens, puis les chasseurs, et tué à coups de poignard, de lance ou d’épée. C’est une des raisons pour lesquelles la Grande Bretagne, l’Allemagne, le Danemark, la Norvège, la Finlande et la Belgique ont décidé d’interdire ce type de chasse à courre. Des chasses à courre fictives existent, où  l’animal est remplacé par un leurre. Le contexte ludique, traditionnel et événementiel est ainsi maintenu, et les animaux respectés.

La vénerie française : un patrimoine vivant

Issue des grandes chasses aristocratiques, la vénerie fait historiquement partie du patrimoine français. Aujourd’hui, au plan national, plus de 420 équipages représentant 10.000 pratiquants répartis sur 69 départements, chassent cerfs, chevreuils, sangliers, renards, lièvres ou lapins. Les femmes font partie des équipages, ce qui est plutôt original parmi les chasseurs. La vénerie apporte son concours à la gestion de cheptel d’animaux sauvages pour les A.C.C.A. et les syndicats de chasse. Vingt et un équipages sont recensés en gironde.

Parmi eux, le « Rallye Daugnague », de Mios, défilera le samedi 15 septembre à Andernos, avec cavaliers en livrée et chevaux apprêtés, meute de chiens et trompes de chasse en action. Un spectacle haut en couleur et en musique,  pour les curieux et les amoureux de ce type de tradition …

Infos pratiques :

Le départ aura lieu Place du 14 juillet à 11h, avec sonnerie sur l’esplanade de la Jetée et arrivée à l’Eglise St Eloi.

I.B.

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