Meilleurs voeux pour 2026 (si, c’est possible!)

Humour : Les téléfilms de Noël

 


1/01/2026


On entre dans un nouvelle année qui va nous réserver encore de belles surprises, notamment au plan électoral en commençant pas les voeux des maires… Mais avant, on ne résiste pas au plaisir de vous dévoiler en ce jour férié, relax, entre parenthèses avant la reprise, comment vous avez été anesthésié pendant les fêtes par les téléfilms de Noel (une chronique d’Oncle François).


Merci pour votre soutien indéfectible et Meilleurs vœux à toutes et tous pour cette nouvelle année où nous nous efforcerons, quoiqu’il advienne, de continuer à vous surprendre, vous faire sourire ou rire, tout en vous éclairant sur l’actu sur ce qui vous entoure.

Michel Lenoir, Directeur de Publication


 


Comme tous les ans, à partir de mi-octobre, les télés commerciales nous abreuvent de téléfilms américains de Noël, aussi niais que sirupeux.

Dans la mesure ou les yankees n’ont pas le monopole de Noël, InfoBassin vous propose un synopsis pour en faire un vous-même. Et qui sait en 2026, Hollywood fera certainement appel à vous.


Le titre

Pour le titre, il n’y a que l’embarras du choix : “Noël en famille”, “Non village sous la neige”, « l’électricien et la tradeuse », « rencontre inattendue » etc.

Donc, pas de souci.


L’intrigue 

Ne vous cassez pas la tête, c’est pour ainsi dire toujours la même.

Prenons Cyndi. C’est une très jolie fille de 35 ans, vivant à New York. Elle est tradeuse à Wall Street, ou journaliste renommée, ou écrivaine. L’important c’est qu’elle bénéficie d’un bon salaire, mais elle travaille tellement qu’elle est toujours célibataire.


Elle est dans son appart’ et prépare sa valise. Ce soir, elle s’envole pour …choisissiez une petite ville où il neige régulièrement, mais pas trop. Donc, évitez la Vallée de la mort, pas assez, et Anchorage, trop.

On la voit à l’aéroport, tirant la valise, puis dans l’avion, coté hublot, évidemment, pour qu’elle puisse se délecter de l’arrivée, le soir, dans son bled.


Elle arrive les larmes z’aux yeux. Son père George, sa mère Suzanne, et sa petite sœur, Rébecca, sont là.

Pour Rébecca, il n’est pas interdit qu’elle soit légèrement handicapée, mais pas trop : les minorités visibles sont toujours les bienvenues, et c’est bon pour les quotas. Un pied bot, un gros strabisme, c’est vous qui voyez.

À grands cris, mêlés de rires et de larmes, la famille s’engouffre dans la voiture, direction, maison.

Cette séquence depuis le générique ne doit pas excédée 10/12 minutes. Après, c’est trop.


Le retour de l’enfant prodigue

Arrivée, at home, Suzanne a tout préparé, et c’est le repas commun. Évitez les gros plans sur Rébecca qui bave, ou qui mange avec ses doigts. Là aussi, c’est trop. Madame Baker, la voisine, arrive avec un apple cake, le gâteau préféré de Cyndi, que du bonheur ! 


Mais il est déjà 21h30, et tout le monde doit aller au lit !

Cyndi se retrouve dans sa chambre d’enfant et d’adolescente. Ne pas hésiter avec des gros plans sur la maison de Barbie, sur son maillot de basket, toujours accroché au mur, sur son journal intime, dans le tiroir du haut de son bureau, sur ses premières barboteuses, toujours impeccablement rangées, et au mur les photos de la naissance de Rébecca, dans ses bras.


Elle s’allonge sur son lit à couverture molletonnée rose, et revoit tout ça, pleine de tendresse.

Le lendemain matin, au petit déjeuner, George lui propose : « Je dois aller à la mairie pour une réunion, afin de préparer la rue principale, avec des illuminations. Tu viens avec moi ? »

Et les voilà partis. Il neige (un peu). En chemin, Cyndi croise ses vieux copains : « Salut Cyndi, toujours aussi jolie….»


Burck, le manuel 

Arrivés à destination, ils sont salués par le maire et le shérif.

Il y a là une vingtaine de personnes, souhaitant participer, dont Burck, 38 ans, veuf depuis 2 ans. Sa femme est décédée en sauvant un enfant de l’attaque d’un ours, au cours d’une sortie scolaire. Une bien triste histoire…il a du mal à s’en remettre.

Et figurez-vous que Burck, qui est électricien, ne demande qu’à se rendre utile. (Vous pouvez en faire un charpentier, ou un chauffeur de bus où un cuisinier. Un métier manuel, c’est mieux…)


Tout de suite, ils échangent un regard appuyé. Il faut que le téléspectateur comprenne vite que là, il se passe quelque chose.

Le lendemain, ils se retrouvent dans Main Street, des guirlandes pleins les mains. Rires, rires, cascade de rires.

Et la complicité se crée entre eux, tellement que George, Suzanne et Rébecca s’en aperçoivent, ainsi que John, le meilleur ami de Burck, afro-américain. (N’oubliez pas les quotas…)

Le soir de Noël, le maire félicite tout le monde, en particulier Cyndi et Burck pour leur implication dans la réussite de cette journée.


Bon objectivement, entre Noël et Nouvel An, Burck n’a pas de boulot.

Commence donc, pour les amis (rien n’est consommé) une petite semaine de loisirs et de détente.

Passage à la patinoire, balades dans les collines autour du bled, visites aux personnes âgées (toujours très bon), une bière (une, pas deux) au Joshua’s Saloon, un ancien copain d’école de Cyndi, burger chez Mc Connors, etc.

Tout ça peut durer une bonne vingtaine de minutes. Mais toujours rien…

Et arrive le dernier jour Cyndi doit repartir à New York. Bien entendu, c’est Burck qui l’amène.


Épilogue

Là, 3 fins possibles, c’est vous qui voyez :

1/ Dans le hall de départ, il n’y tient plus et dit : « Cyndi, veux-tu m’épouser ? » « Oui » répond -elle enthousiaste, et ils s’embrassent. C’est la plus classique, mais tout le monde l’attend. En arrière-plan son avion décolle. Elle trouvera un emploi de bibliothécaire.


2/ Burck lui dit : « J’en ai marre de l’électricité : je pars demain à Terre-Neuve pour pêcher la morue pendant 2 ans. Si à mon retour mes sentiments n’ont pas changé, on verra ce qu’on fera. » Avantage de cette solution : on peut imaginer une suite…un nouvel épisode.


3/ C’est Cyndi que le prend dans c’est bras, et elle l’attire pour l’embrasser. Il se détourne, et lui murmure : « C’est pas possible, Cyndi, je suis gay. » Là aussi, suite possible.

Voilà, vous avez tous les éléments pour réussir une vraie carrière à Hollywood. Merci, InfoBassin !


Oncle François


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Best wishes from Dubai

1 janvier 2026

Depuis les Émirats Arabes Unis, où nous vivons de temps à autre, InfoBassin est le trait d’union avec notre Bassin. Continuez longtemps et bonne année à tous !

Gourvennec Alain

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