Chronique d’une pénurie provoquée: Le PQ et l’essence d’abord…

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Humour satirique : Pénurie… Les Français doivent choisir: Rouler ou dérouler !


Par  Alain Mouginet,  éditeur retraité, résidant sur le Bassin


11/03/26


 


Je ne sais pas vous, mais pour moi force est de constater que notre civilisation repose en fait sur deux piliers intangibles : le carburant et le papier toilette ! Mes contemporains ont en effet un rapport singulier avec ces deux produits de consommation courante. Tiens, prenez l’automobiliste moyen : il peut être calme, raisonnable, et capable d’attendre trois minutes à un feu rouge sans sombrer dans la panique. Par contre, murmurez lui à l’oreille « détroit d’Ormuz bloqué ».


Observez alors attentivement sa réaction : son visage se fige, des perles de sueurs constellent son front, et une envie irrépressible de se précipiter à la première station service venue l’envahit. C’est l’effroi, comme si son réservoir contenait les dernières gouttes de l’humanité.

Et bien entendu, arrivé dans l’urgence vers cette Terre Promise, il s’insère avec difficulté dans la longue file d’attente déjà formée, telle un serpent mécanique débordant sur la rue. En maugréant d’ailleurs contre « Ces sombres idiots qui viennent au même moment ».

 


Une question de priorité…

Le spectacle est magnifique. Des conducteurs qui, hier encore, roulaient tranquillement avec un quart du réservoir se découvrent soudain une urgence vitale à faire le plein. On remplit jusqu’au bord et même un peu plus si possible au cas où l’apocalypse arriverait avant demain.

Et c’est là que la magie opère. Car la fameuse pénurie, celle qui n’existait qu’à l’état de rumeur, commence à prendre corps. Les cuves des stations se vident à vitesse grand V. Résultat, le terrible panneau « Rupture de carburant » met un terme à l’affolement.


Chacun constate alors les pompes vides avec l’air grave de quelqu’un qui vient de confirmer ses pires craintes : « Vous voyez, j’avais raison ! ». La performance est remarquable : réussir exactement à créer la catastrophe que l’on voulait éviter ! Je suis très admiratif de l’efficacité de ce système qui, en quelques heures, par un savant mélange d’angoisse et d’impatience, permet à des milliers de citoyens de désorganiser l’approvisionnement d’un produit qui, la veille encore, se livrait tranquillement.


Apolline taquine le client

Et le papier toilette me direz-vous ? J’y viens grâce à ma chère tante Apolline. Cette dernière adore se baguenauder dans les supermarchés où elle n’achète en réalité qu’une bricole, dans le but unique d’assouvir le plaisir enfantin de générer l’impatience des clients en caisse. Sa méthode est redoutable : elle jette son dévolu vers une queue conséquente, et, ignorant superbement l’entourage, se faufile directement vers le tapis roulant. Les spectateurs constatant son grand âge – et supputant que ses neurones se sont depuis bien longtemps fait la malle – laissent faire.


Et là, sous le regard désabusé de la caissière qui en a vu d’autres, elle jubile, prenant son temps, faisant mine de ne rien comprendre, farfouillant dans son sac, puis étalant sans vergogne son contenu improbable à la recherche désespérée de son porte-monnaie, puis enfin de sa carte de fidélité. Elle espère qu’en traînant ainsi, l’intervention d’un client énervé lui permettra de se lancer dans une de ces diatribes agressives dont elle a le secret. Bref, c’est un cas !


Au nom du PQ salvateur…

Donc de retour de sa razzia, elle m’informa que la guerre était imminente car les chariots des clients débordaient déjà de papier toilette ! Cela me laissa perplexe ; ce n’est pas un produit stratégique comme l’eau, le pain ou les piles… Pourtant, face à l’adversité, l’être humain moderne semble persuadé que sa vie dépend d’un rouleau triple épaisseur parfum aloé vera. Chez certains consommateurs, l’instinct de survie atteint des sommets. On découvre des placards transformés en rempart de papier blanc, des appartements où l’on pourrait survivre à plusieurs hivers polaires sans jamais manquer de confort postérieur.


Si des archéologues du futur découvraient un jour ces stocks, ils concluraient probablement que notre civilisation vénérait une étrange divinité cylindrique !

Finalement, la vraie ressource rare dans cette histoire n’est ni l’essence ni le papier toilette.

C’est la raison garder…


Alain Mouginet


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