Les Infos marquantes sur le Bassin cette semaine

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L’actu : Le retour du débordement des eaux usées de 2023 et la crise ostréicole; Les droits sur la rue de la plage au Ferret; 15 ans pour le BTS Tourisme au lycée Condorcet; L’hôtel les Vagues fait des vagues…


26/01/26


Bassin d’Arcachon


Les ostréiculteurs alertent les futurs maires…



À l’approche des municipales, les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon mettent un coup de klaxon à l’attention des futurs maires. Et pour les candidats, des voix seront à prendre..

Mais surtout, l’ostréiculture arcachonnaise, pilier économique et culturel du Bassin, aborde 2026 dans une situation de grande vulnérabilité. Après les séquelles du COVID-19, les tempêtes ayant détruit la moitié du Banc d’Arguin et les mortalités massives d’huîtres, la crise du norovirus de l’hiver 2023-2024 a révélé un point critique : la qualité de l’eau du Bassin n’est plus suffisamment protégée.


Les débordements de réseaux d’assainissement ont entraîné une fermeture administrative en pleine période festive, sans que les collectivités n’aient su prévenir ou contenir ces défaillances. Cette absence d’anticipation a mis en lumière la responsabilité directe des élus dans la gestion de l’assainissement, des eaux pluviales et des infrastructures littorales, dont dépend pourtant toute la filière.

Or, l’ostréiculture est aussi un moteur touristique majeur, attirant 1,4 million de visiteurs par an, presque autant que la Dune du Pilat. Face à ces enjeux, le CRCAA appelle les candidats aux municipales à prendre la mesure de leur rôle : garantir une eau irréprochable, sécuriser les réseaux, investir dans la prévention et assumer pleinement leurs responsabilités environnementales. La fragilisation du Bassin menace l’équilibre économique du territoire. Préserver la qualité de l’eau n’est plus un choix, mais la condition de survie d’une activité emblématique du Bassin d’Arcachon.


La question de la dégustation

Sur le terrain, la situation se dégrade : 26 exploitations sont en vente, les investissements sont en berne et les mortalités atteignent jusqu’à 90 % des jeunes huîtres. Pour Olivier Laban, président du CRCAA, faute de volumes suffisants, la rentabilité repose désormais sur les cabanes de dégustation, et il appelle les futurs maires à prendre la mesure de l’enjeu : sans soutien, la filière ostréicole du Bassin pourrait vaciller durablement.

(Illustrations Crcaa)


Sur le même sujet…


Reportage d’Hugo Clément sur le scandale du déversement des eaux usées à Noël 2023, ce soir sur France 5!



Eaux usées : ça déborde de partout”

InfoBassin avait largement traité le sujet de l’intoxication au Norovirus et ses raisons par le débordement et le délestage des eaux usées dans le Bassin fin 2023 (voir nos articles, ici). Outre les consommateurs d’huitres victime de gastro-entérite, les ostréiculteurs avaient aussi été frappés de plein fouet. Thierry Lafon, président de l’Adeba (association de défense de l’eau du Bassin, composée majoritairement de professionnels de la mer) avait mis en lumière les carences du réseau et les exactions commises pour délester les bassins de rétention saturés dans l’écosystème (fôrets, fossés, puis bassin d’arcachon)


Ce soir, on le retrouve dans un reportage d’Hugo Clément #SurLeFront, sur le sujet, et qui tombe à pic, sept semaines avant les élections municipales et le choix des maires pour le Bassin. Il remonte la piste de cette intoxication massive.

A noter que le SIBA, gestionnaire du réseau des eaux usées, qui s’était déclaré « non responsable » du problème, à refuser de répondre aux questions du journaliste. On se demande bien pourquoi.

A voir ce lundi 26 janvier à 21 heures sur France 5 , ou en replay rubrique France 5 / Sur le Front / Episode “Eaux usées : ça déborde de partout”.

 


Réhabilitation des friches ostréicoles

Par ailleurs, le Bassin d’Arcachon s’engage dans une opération d’envergure : réhabiliter 75 % des friches ostréicoles d’ici 2032 pour restaurer les vasières et préserver le potentiel de production.

Une coalition institutionnelle — État, Région, CRCAA, SIBA et Agence de l’eau — a scellé un accord pour lancer ce chantier stratégique. Le SIBA pilotera l’acquisition d’un navire spécialisé, indispensable pour intervenir efficacement sur le domaine maritime. Coût de l’opération : 5 M€, financés à 80 % par l’État, la Région et l’Union européenne via le FEAMPA.


L’exploitation annuelle, estimée à 800 000 €, reposera elle aussi sur un soutien massif des acteurs publics, dont l’OFB, la DDTM et l’Agence de l’eau. La Région continuera par ailleurs de mobiliser le FEAMPA pour financer les interventions du CRCAA, comme en 2025.

Ce dispositif financier inédit devrait marquer un tournant : il conditionne la capacité du Bassin à restaurer ses espaces ostréicoles et à enrayer leur dégradation accélérée.


Lège-Cap-Ferret


La justice tranche sur la rue de la Plage, une victoire en demi-teinte pour les restaurateurs



Le tribunal judiciaire de Bordeaux a mis fin à un siècle de flou en reconnaissant, le 6 janvier 2026, que la portion non cadastrée de la rue de la Plage appartient bien aux propriétaires des restaurants L’Escale et Pinasse Café. Mais cette propriété est grevée d’une servitude de cinq mètres réservée à la circulation publique, sous peine d’une astreinte de 1 000 euros par jour.


La commune, l’État et plusieurs associations revendiquaient également ce passage stratégique au pied de la jetée Bélisaire. Le juge a rejeté les demandes d’usucapion et écarté les prétentions de l’État, jugées insuffisamment démontrées. Si le maire se dit satisfait de la clarification, les restaurateurs dénoncent une « victoire à la Pyrrhus », gagnant la propriété mais perdant la libre jouissance de l’espace. Dans l’opposition, certains regrettent un dossier mal anticipé et des années perdues, tandis que d’autres saluent enfin la fin d’un flou juridique vieux de trente ans.


Mais le Comité de Défense et de Protection de la Presqu’Île du Cap Ferret CODEPPI) conteste le jugement. Pour lui, la rue de la Plage n’a jamais fait partie de l’échange Daney de 1921. Plus d’infos sur le sujet bientôt…

(Illustration Pinassecafe.com)


Arcachon


Le BTS Tourisme du lycée Condorcet fête ses 15 ans (et confirme son succès)



Ce fut un moment d’émotion… Le lycée Condorcet d’Arcachon célébrait ce mois-ci les 15 ans de son BTS Tourisme, première formation de ce type ouverte dans un lycée professionnel en Aquitaine., avec d’anciens élèves, les enseignants et les partenaires du milieu professionnel.

Lancé en 2010, épaulé par des partenariats avec des institutions locales (Ciné sans frontières, Théatre Olympia, Cross de Gujan,…). l’établissement a su surfer la vague et s’adapter aux changements dans un secteur très dynamique, grâce à l’investissement et la cohésion du corps professoral et des proviseures successives.

Les étudiants partent en stage à l’international, certains y trouvent un emploi, et pour cette raison, une attention particulière est porté à l’enseignement des langues, mais pas seulement. Une ouverture d’esprit sur le monde du travail et un pragmatisme professionnel leur confère une adaptabilité appréciée sur le marché de l’emploi.

Une adresse et une formation avec des débouchés à communiquer aux jeunes qui cherchent leur voie…

Plus d’infos sur le BTS tourisme, ici


Arcachon


L’hôtel Les Vagues, le luxe rattrapé par le droit



Coup dur pour l’hôtel Les Vagues, vitrine du luxe sur le front de mer d’Arcachon. Le tribunal administratif vient de juger illégal le permis de construire modificatif de 2022, estimant que l’édifice relève en réalité d’une construction neuve non conforme aux règles d’urbanisme.

La Ville et le promoteur disposent de quatre mois pour tenter une régularisation qui s’annonce périlleuse.


À l’origine autorisé en 2018 comme une simple réhabilitation, le projet a évolué vers une démolition quasi totale suivie d’une reconstruction. Pour les juges, ce changement de nature aurait dû entraîner l’application stricte du PLU et du Plan de prévention des risques de submersion marine.

Or les infractions sont nombreuses : hauteur de 22 mètres au lieu des 11,50 autorisés, emprise au sol excessive, insuffisance d’espaces verts, distance au rivage non respectée et rez-de-chaussée trop bas dans une zone exposée à la submersion marine.


Saisie par l’Association de sauvegarde du site d’Arcachon (ASSA), la justice a suivi l’essentiel de ses arguments. L’association annonce déjà un recours indemnitaire contre la commune, lui reprochant d’avoir laissé faire une démolition non autorisée.

Sans solution crédible, l’hôtel pourrait voir son permis annulé, ouvrant un nouveau feuilleton judiciaire pour un établissement déjà fragilisé. Face au Bassin, le béton trouve parfois ses limites…


  Michel Lenoir


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