Vendee globe 2020 : Reportage de nos envoyes speciaux au depart de la Course.

InfoBassin était au départ du Vendée Globe 2020. Une édition particulière sous confinement. Photos, vidéo, et commentaires…


15/11/2020


Les amateurs de voile du Bassin ont pu suivre en direct sur notre site et notre page FB le départ d’une course à nulle autre pareille, l’Everest des Mer. En solo, sans assistance, sans escale…

Ce dimanche 8 novembre, 33 skippers, de 9 nationalités différentes, ont embarqué à bord de leur Imoca 60 pour parcourir un tour du monde de quelques 45.000 km. Un isolement qui a débuté une semaine avant le départ pour les skippers et leurs équipes.



Une organisation chamboulée

Effectivement, à cause de la covid-19, l’organisation générale du vendée globe 2020 a été chamboulée. Le village auparavant ouvert au public a du fermer et chaque équipe de skipper s’est vue scindée en deux groupes à partir du 01 novembre, soit 7 jours avant le départ. Le premier groupe est confiné avec le skipper et sa famille, ils assurent la condition physique et morale du navigateur. L’autre groupe quant à lui peaufine les derniers réglages et réparations des Imocas sur le ponton du village du Vendée Globe.


Pas de foule pour le départ, mais des encouragements depuis les balcons, des spectateurs confinés!

La précédente édition, qui avait fait s’attrouper près de 300.000 personnes, laisse place à un village vide de tout public. Un arrêté municipal interdisant les sorties en ville de 7h à 11h en raison du plan Vigipirate, seuls les équipages, l’organisation, les journalistes et les forces de l’ordre étaient présents dans les rues des Sables d’Olonne.

Un départ dans un quasi-huit clos qui n’a pas empêché les Sablais de crier leur joie et leurs encouragements depuis les balcons. Un départ insolite mais qui suscite toujours la même vague d’émotions auprès des skippers.

VG CV comparatif foule quais


Ne pas franchir la ligne de départ trop tot

Repoussé à 4 reprises, le top départ a été lancé à 14h20 au lieu de 13h02 à cause des conditions météorologiques défavorables. Un épais  brouillard était présent du la ligne de départ réduisant la visibilité et augmentant considérablement le risque de collision des Imocas. Malgré l’AIS (automatic Identification System) présent à bord, les Imocas sont des bateaux qui nécessitent une visibilité totale pour effectuer les manœuvres. La ligne de départ de 1,3 miles, soit environ 2 km, a finalement été franchie en premier par Louis Burton – Bureau Vallée, mais quelques secondes trop tôt. Cela lui a couté une pénalité de 5 heures, durant lesquelles il a du stopper sa course. Il en a d’ailleurs profité pour réparer quelques avaries. C’est toute la difficulté du départ, ce n’est pas évident de calculer sa course à la seconde près avec des voiliers de 60 pieds (18,28 m) lancés à pleine vitesse.


Trois catégories d’un même type de bateau

Trois grandes catégories d’Imoca 60 seront en course cette année. Ceux appelés nouveaux foilers. Ce sont des bateaux dernier cri, tout juste sortis des chantiers nautiques. A côté, se présentent les foilers première génération apparus pour la première fois en 2016. Les foils sont des ailes profilées fixées de chaque côté de la coque ayant pour but de la soulever en créant un effet de portance généré par l’avancée du bateau et ainsi augmenter sa vitesse en réduisant les frottements sur l’eau. Le seul bémol est qu’ils sont fragiles et à la merci des OFNI (Objet Flottant Non Identifiés).

Et pour terminer, il y a les Imocas ancienne génération, des voiliers plus plats, avec une dérive droite. Certain ont même pris le parti d’installer des foils sur des Imocas ancienne génération.Trois courses en une !


VG CV Le cam quai

VG CV faisceaux VG CV sea exlorer VG CV zodaics nuit VG CV Cockpit vert VG CV tour chenal accompagnateurs VG CV banque pop VG CV Cali gros plan VG CV Immeuble



Le doyen des skippers a pris la tête

Pour l’instant, 2 skippers aux styles complétement opposés se disputent la première place au classement. Il s’agit d’Alex Thompson – Hugo Boss et de Jean Le Cam – Yes We Cam.

Le premier âgé de 46 ans, à bord de son Imoca dernière génération flambant neuf, s’apparentant plus à une navette spatiale qu’à un bateau. Et le second, doyen du Vendée Globe à 61 ans, embarqué sur son fidèle Imoca de 2006 tel un vieux loup de mer.

74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes. C’est le record à battre, détenu par Armel Le Clea’ch lors de la huitième édition du Vendée Globe. Alors, qu’est ce qui sera le mieux fera la différence: les nouvelles technologies ou l’expérience en mer ?

Après le brouillard, le coup de vent ! Quelques heures après leur départ les participants sont rapidement entrés dans le vif du sujet. Un coup de vent s’est levé durant la première nuit offrant à ces bateaux de course des glissades sur l’eau à plus de 27 nœuds (50 km/h).


D’entrée de jeu, des avaries

Après une semaine en mer plusieurs skippers ont dû faire face à des avaries de toutes sortes. Il faut savoir que les navigateurs ont possibilité de revenir au port Olona jusqu’à 10 jours après leur départ. C’est ce qu’a choisit de faire Fabrice Amedeo – Art et Fenêtres alors qu’il était à plus de 50 miles (80 km) suite à un problème de casse sur son hook, pièce d’accroche de voile en haut de mât.

Deux autres skippers (Thomas Ruyant – LinkedOut et Armel Trippon – l’Occitane) ont également rencontré une casse sur leur hook qu’ils répareront en mer, bien qu’Armel Trippon ait préféré se rapprocher des côtes espagnoles pour s’abriter.


Kevin Escoffier – PRB a dû colmater une voie d’eau à cause d’une fuite sur une vanne. Il a tout de même pu continuer sa course à bord de son « bateau option jacuzzi » comme il l’appelle.

Après 5 jours en mer, Jérémie Beyou – Charal décide de rentrer au port des Sables d’Olonne à cause d’un safran endommagé ne lui permettant plus de naviguer correctement. Un coup dur qui pour l’instant risque de compromettre très sérieusement sa course.


Sebastien Destremau /Merci a également dû essuyer une avalanche de catastrophes. En plus d’une panne électronique, d’un problème en haut de mât et d’une voie d’eau, la bôme de l’Imoca nommé « Merci » s’est rompue venant ainsi détériorer la casquette en carton de l’habitacle.


Chacun sa stratégie. Le Cam prend la tête

Les skippers sont entrain de s’engager dans un deuxième gros coup de vent, bien plus important que le premier. Cette fois c’est une tempête tropicale, nommée Theta, qui se présente à eux. Plus de 120 km/h de vent accompagné de vagues de 6-7 mètres ! Theta est le 29eme système cyclonique de l’année. Un record depuis 1850.  Deux groupes se sont formés à l’approche de ce cyclone. Tandis que les uns cherchent à se placer au nord-ouest pour contourner la dépression et ainsi obtenir une approche moins agressive.

Jean Le Cam a pris la tête de la course devant Alex Thomson, tous deux ayant mis le cap tout droit sur le cœur du cyclone. Les prises de risques marqueront l’écart entre les participants.

Plus de 1500 km séparent désormais le Cam des derniers skippers, englués dans du vent très faible. Mais la route est longue…

A suivre !


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 IB

Reportage de nos envoyés sur place Camille,  Fanny, Guillaume et Clément

Photos de Clément Viala


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