Impact du Covid en Gironde et ailleurs : Derniers chiffres et analyse !

Covid en Gironde : La voiture tue plus que le coronavirus… Mais les personnes à risque doivent rester prudentes.


15/06/20


Levées de filtrages et SAS devant les EPHAD : bilan de bénévoles en action 

entree sas CFS 33


Pendant  63 jour, les équipes du Comité français de Secourisme CFS 33 ont géré les  Salles d’Accueil Sanitarisées (SAS) au sein de plusieurs EHPAD de la gironde, avec en moyenne plus de 18 heures par jour, par binôme et par EHPAD. Cela correspond à  plus de 1600 heures… Du pur bénévolat avec abnégation et dévouement. Chapeau.

Environ 6500 masques auront été mis à disposition des salariés (personnels soignants, personnels hôteliers, personnels administratifs et techniques), des familles et des intervenants extérieurs tels que médecins, kinés, etc.

Certains équipiers auront également participé à la mise en sécurité de résidents suite à des blessures malencontreuses.


Se  former aux premiers secours…

Cette association propose aussi des postes de secours pour les manifestations publiques et des formations aux secours pour tous. La prochaine aura lieu le 27 juin à Andernos. Attention, il n’y aura que 10 places.

Tous les renseignements sur la page FB CFS 33 . Voir les photos de l’opération Ange Gardiens, ici

Contacts : 06 62 72 37 44. Voir aussi le site  cfs33.fr



COVID en Gironde et ailleurs : Les dernières stats


Depuis le 25 mai, le site internet Santé Publique France qui met en ligne quotidiennement les statistiques liées au Covid-19, a ajouté une nouvelle rubrique donnant les résultats des tests. Ils montrent de façon éloquente la débandade de l’ennemi qui d’ailleurs, sur notre terrain, n’a jamais vraiment réussi une percée.

Les courbes d’hospitalisations et de réanimation confirment ce franc recul.


Covid Gironde 13 juinPour la Nouvelle Aquitaine le nombre de tests varie, selon les jours, de 1.000 à 4.000 et si le résultat a pu atteindre 42 cas positifs au 25 mai, depuis une dizaine de jours, ces derniers oscillent de 1 à 7.

Le taux de positivité de la Région évolue entre 0,2% et 0,6% contre 1,4% en moyenne pour la France.


Ajoutons qu’être positif ne signifie pas être malade, nombre de personnes sont asymptomatiques c’est-à-dire qu’elles n’éprouvent aucun des signes de la maladie, tout en portant le virus.

Ce qui vaut pour la Région, vaut pour la Gironde et dans ce département, le taux de positivité est le plus fréquemment à 0%.


Gironde : 11 réanimations en cours

Dans notre département, le pic des hospitalisations a atteint 311 personnes le 3 avril et ne concerne plus que 87 patients, la décroissance est régulière depuis le début du mois de mai. Quant aux douloureuses réanimations, seules 11 personnes les subissent encore et le total s’élève à 12 pour la Région.


Si notre département semble les regrouper, il faut se souvenir qu’il a la plus forte population et qu’il a accueilli des malades des Régions en difficulté.

Sans oublier qu’il bénéficie d’une large partie des équipements les plus performants.


EMS et Ehpad ont été les plus touchés

Le site de Santé publique France parlant de la Région constate : « les indicateurs épidémiologiques sont toujours stabilisés à un niveau relativement faible. L’activité des associations SOS Médecins pour suspicion de COVID-19 est au plus bas depuis 13 semaines, comme le nombre de passages aux urgences, d’hospitalisations et de patients en réanimation pour COVID-19. Le nombre de signalement de malades du COVID-19 en établissement médicaux et sociaux est également en diminution significative dans la région. »


Il y a actuellement 3  foyers (clusters pour les anglophiles…) dans la Région et ils sont sous contrôle, détectés précocement et permettent la limitation de la propagation du virus.


Les Etablissements Médicaux Sociaux et les Ehpad ont été relativement préservés par rapport à d’autres régions même si 844 cas ont été confirmés et que le nombre de décès constatés au 8 juin s’élève à 213.

Ils représentent donc plus de la moitié des 408 décès enregistrés en Nouvelle Aquitaine depuis le début mars.


Cette situation peint un paysage semblable à l’œuvre de Dino Buzatti: L’ennemi n’est pas là, on l’attend de pied ferme, on a mis en place toutes les troupes, toutes les armes : masques et gestes barrières, mais il se dissout dans les statistiques.

Ce raisonnement n’est pas applicable à l’ensemble de la France, en Ile-de-France, 418 personnes sont encore en réanimation et le taux de tests positifs est de 1,6%.

Problème, ceux qui nous dirigent sont à Paris et ont tendance à raisonner sur ce qui les entoure, oubliant qu’à 700 km au milieu des bois et en bordure de mer, le monde est bien différent.


L’accident de voiture est redevenu le plus grand risque

Avec désormais zéro mort au quotidien, ou 1 de-ci de-là, le Covid-19 est moins mortel que les accidents de voiture. Ceux-ci, pour mémoire, en Nouvelle-Aquitaine sont  au nombre de 13 où ils font 1 mort et 16 blessés chaque jour, ce qui n’empêche pas les habitants d’utiliser leur voiture.

Ils ont l’illusion qu’ils maîtrisent la situation, alors que le fou de la route est un virus encore plus ingérable que le coronavirus.


Nous ne profitons pas de nos atouts

Cette situation enviable d’une région peu affectée par l’épidémie ne se traduit par une économie plus dynamique. Paradoxalement, dans la Région la plus privilégiée, le retour des enseignants s’effectue avec une grande lenteur : 20% seulement en Gironde, et un record de 16% dans les Landes où on ne déplore que 13 morts depuis le début de l’épidémie.

A côté de cela, la Bretagne qui a pourtant défrayé la chronique avec ses foyers infectieux, a un taux d’accueil de 44 à 47%. C’est une règle bien connue, en cas de menace, moins celle-ci est présente, plus elle est crainte.


Une étude du premier syndicat d’enseignants du primaire, le Snuipp-FSU note après un sondage en ligne auprès de 16.000 professeurs, que seuls 9% auraient des problèmes de santé les empêchant d’être présents en classe à cause du Covid mais, en fin mai, 50% manquaient à l’appel.


carte france retour scolaireLa reprise de la vie des entreprises dépend non seulement de la demande mais aussi de la « libération » des parents pour revenir au travail au lieu de jouer aux enseignants.

Notre zone verte s’est comportée comme une zone rouge. Globalement en France sur 12 millions d’élèves, l’Education Nationale n’en accueille encore que 1,8 million, empêtrée dans une sur-réglementation, dans une peur irrationnelle et peut être, pour certains, dans un gout prononcé pour les vacances…


Le cas du Brésil et d’autres pays 

Tous les chiffres lancés quotidiennement sur nos écrans n’ont pas nécessairement le sens que leur attribue la presse audiovisuelle soumise à la pression de la rapidité.

La tendance actuelle  est de mettre l’accent sur la croissance de l’épidémie de Covid 19 au Brésil, Jair Bolsonaro, le président, n’étant pas le plus sympathique des hommes.

Si le pays arrive aux 42.000 décès, il compte aussi plus de 212 millions d’habitants. Certes les 8.318 personnes font craindre une montée rapide de la mortalité. Le Brésil se situe au 11e rang du triste palmarès de notre tableau bien loin derrière la France et la Belgique pays qui détint le plus mauvais record avec 832 morts par million d’habitants.


Covid tab mondeForce est de constater à la vue du tableau qui donne une vision de la situation mondiale avec un classement établi en fonction du nombre de morts par million d’habitants que l’Europe est la région du monde à avoir subi proportionnellement le plus grand nombre de décès.

Signalons en ce qui concerne l’Espagne qui arrive en 3e position, que ce pays a décidé de changer sa méthode de comptage et ne remet plus à jour la statistique de la mortalité depuis le 6 juin !


Covid monde 13 juinLa Suède en 5e position est un cas intéressant puisqu’elle a opté pour une absence de confinement qui certes ne s’est pas révélée plus efficace que la nôtre, mais qui a au moins l’avantage d’avoir préservé son économie.

La mortalité dans ce pays a concerné essentiellement les maisons de retraites et le non-confinement pour les personnes fragiles s’est révélé catastrophique.


Quant aux Etats-Unis présentés bien souvent comme un pays où la mortalité est particulièrement dramatique, leur « score » est de 100 personnes de moins par million d’habitants qu’en France.

En fait c’est surtout à New-York que la situation a été dramatique et cette ville n’est nullement représentative du pays où là encore, grâce à un refus d’un confinement excessif, l’économie repart à vive allure avec 2,5 millions de créations d’emplois à la dernière statistique.


On peut s’étonner de ne pas trouver dans ce tableau  des pays comme l’Inde ou comme ceux du Moyen Orient: D’une part l’épidémie y a sévi plus tard mais surtout les systèmes de collecte des statistiques manquent de fiabilité. Il faudra longtemps avant d’avoir une réelle vision d’ensemble de la pandémie qui pour l’instant avec une moyenne mondiale de 54,5 décès pour 1 million d’habitants est loin d’être la peste des temps modernes, même si le virus n’a pas dit son dernier mot.



ginette blery portrait

Ginette Bléry

Sources : données françaises site de santé publique France, données internationales worldometers.



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