Les vedettes oubliées du Bassin (Ep. 3)

Quand les stars venaient (déjà) sur le Bassin d’Arcachon… Aujourd’hui : Aimé Clariond et Victor Francen


Voici une série sur l‘histoire des stars d’autrefois, venues sur le Bassin. Patrice Vergès, journaliste, ancien critique de cinéma, nous propose ses rencontres et ses souvenirs.

Michel Lenoir, Directeur de Publication


Nous continuons notre saga avec Aimé Clariond qui joua beaucoup à Arcachon et Victor Francen qui venait en villégiature dans cette ville dès les années 20.


Amimé ClairionAimé Clariond : noblesse et distinction

verges aime clarion afficheUn acteur extraordinaire dont la disparition brutale à 66 ans seulement a interrompu une carrière féconde, riche de 78 films au cinéma autant de pièces au théâtre (Sociétaire de la Comédie Française).

Son allure seigneuriale, sa distinction naturelle lui ont permis de jouer fréquemment les nobles, les comtes, les ducs, les ambassadeurs.

Dans « les Grandes Familles » en 1958, au coté de Jean Gabin, il incarnait « Gérald de la Monnerie », « Monsieur de Villefort » dans le Comte de Monte Cristo interprété par Jean Marais. Encore un noble dans le délirant « A pied à cheval en voiture » avec l’adorable Noel Noel.


Mais derrière cette aristocratie de façade et son élégance transpiraient fréquemment des sentiments moins nobles voire une certaine vilénie. Un très grand acteur qui joua de nombreuses fois à Arcachon dès 1930 et avait fait ses débuts dans une petite troupe testerine d’après l’historien Michel Boyé. Venant souvent l’été en villégiature à Arcachon, son dernier passage au Casino de la Plage dans la pièce « les Mals Aimés » date de juillet 1958, 18 mois avant sa disparition fin 1959.



Victor Francen : que des hommes honnêtes

verges francenverges francen afficheAllure distinguée, superbe diction née du théâtre, visage impassible qui ne masquait pas une noblesse des traits, une certaine raideur dans son jeu ont permis à Victor Francen de jouer les premiers rôles du cinéma français des années 30. Il partira à Hollywood en 1940 pour une jolie deuxième carrière bien plus intéressante où il interpréta des personnages plus équivoques.


Cet homme au physique si altier ne pouvait ni jouer les traitres ni les amants ni les lâches à l’inverse d’Aimé Clariond. Aussi il interpréta beaucoup les hommes de devoir notamment les officiers, les souverains mais aussi souvent les maris trompés.


Dans La fin du jour (voir l’affiche ci-contre), il incarne un des ses plus beaux rôles en acteur à la retraite au coté de Louis Jouvet.


Il a été marié à Marie Marquet. Décédé en 1977 à 89 ans, Victor Francens venait en villégiature à Arcachon aux Abatilles dès les années 20 avant de préférer l’Herbe. Comme beaucoup de vedettes de l’époque, il se produisait au Casino de la Plage notamment en 1929 pour « la Grippe ».



patrice verges retaillé

Patrice Vergès

Journaliste, romancier (page FB ici) (Illustrations : Copie écran Archives et documentation Patrice Vergès)


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