Souvenirs d’en F(r)ance : Confiseries d’hier

Ces objets qui vous ont marqué… (par Patrice Vergès)

Souvenirs d’en F(r)ance : Le Mistral Gagnant et autres confiseries d’hier


22/10/17


« Te raconter un peu comment j’étais minot, les bonbecs fabuleux qu’on piquait chez l’marchand : Car-en-sac et Minto, caramel à un franc. Et les mistrals gagnants « 

verges mistral gagnantCe sont les paroles de la magnifique chanson de Renaud qui a rappelé, voici déjà plus de 30 ans, les bonbons de notre enfance à de nouvelles générations. Le Mistral Gagnant était une confiserie qui avait la forme d’une pochette en papier souple remplie d’une poudre de sucre parfumée à la menthe et pétillante (acide tartrique) très rafraichissante qu’il fallait aspirer à l’aide d’une grosse paille de réglisse doux sertie dans la pochette et qui achevait la dégustation.


Produit par Laurette à Marseille, confiserie rachetée par Haribo, le Mistral Gagnant offrait la particularité de pouvoir en gagner un autre d’où son nom. En rabattant le bas du paquet, s’il y avait marqué gagnant, le marchand de bonbons vous en offrait un autre.

Hélas, cela ne m’est jamais arrivé.

Ce sachet changea plusieurs fois de forme et de couleur, de rectangulaire à sommet semi triangulaire en intégrant la paille de réglisse avant de devenir bleu à l’effigie du fameux train Mistral. Hélas, il n’existe plus aujourd’hui.


Le Coco Boer

verges coco boerLe Car en Sac était une petite boite contenant de petites gélules dragéifiée sucrées de toutes les couleurs qui existe toujours sous un autre nom. Tout comme le Coco Boer qui a revu récemment le jour en surfant sur la nostalgie de l’enfance. C’était une boîte ronde en métal léger qui contenait de la poudre de réglisse.

Il fallait ouvrir soigneusement cette petite boîte en se coupant parfois la langue qu’on trempait dans cette poudre marron rapidement peu ragoutante à cause de la salive qui la durcissait en séchant.


Il fallait doser son coup de langue avec parcimonie car si on prenait trop, c’était vraiment dégoutant car trop amer. En plus, la poudre teignait la bouche et les lèvres en marron.  On pouvait aussi en verser une pincée dans de l’eau pour donner le jour une boisson rafraichissante au goût de réglisse.

Cette friandise avait été inventée en 1902 par un pharmacien ardéchois en pleine guerre des Boers (en Afrique du Sud), d’où son nom. Rappelons que c’était le nom que s’était donné à ses débuts de chanteuse l’animatrice Daniela Lumbroso qu’on ne voit plus à la télé pour des raisons politiques.


Le Roudoudou

verges roudoudouN’oublions pas le Roudoudou. C’était un vrai petit coquillage qui coupait aussi parfois la langue et dont il fallait sucer l’intérieur d’un coup de langue. En fait, il s’agissait d’un sirop de sucre parfumé à divers parfums qui avait été coulé à chaud (150 degrés) dans le coquillage dans lequel il s’était durci. Cette confiserie existe toujours mais le vrai coquillage a été remplacé par un en plastique. Certains diront que c’est plus écologique….


Il y avait aussi le chewing-gum Tarzan et surtout le caramel à un franc (ancien franc d’avant 1960). Certes, il n’était pas très gros mais il n’était pas très cher. Notons à cet égard, la terrible inflation du prix des bonbons notamment des Carambar bien plus petits qu’auparavant mais incroyablement plus chers.

Mais c’est une autre histoire…



patrice verges retaillé


Patrice Vergès Journaliste, romancier (page FB ici)

(Illustrations : Copie écran Archives et documentation Patrice Vergès)


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