Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Episode 5)

Loréna et Paul


25/03/17


5eme épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…

Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)



lorena doucheLoréna s’éveille au grand soleil. Le massage de Martial a eu raison de la fatigue qui n’attendait qu’un abandon de sa part, même furtif,  pour surgir et l’emporter au pays des rêves.

Que je vous affranchisse sur le cas Loréna. Elle est, par la seule volonté de ma plume libre d’écrire ce qu’elle veut (ce qui est miracle) elle est donc coquine et libertine. Comme la Sidonie de la chanson de BB, elle a plus d’un amant et ne s’en cache pas.

Elle a vu trop d’êtres fauchés dans la fleur de l’âge pour attendre, sagement, que le bonheur daigne pointer son nez. Alors elle le cueille, dès qu’elle peut.

Sa philosophie ? Etre heureux chaque jour, profiter des jolies choses de la vie et aimer, beaucoup.


Alors Loréna aime. Faire la cuisine et la fête, courir pour entretenir sa forme et faire l’amour.

D’aucuns la fréquentent pour un truc bien plus profond que la gaudriole qu’elle pratique avec eux et elle le sait.  Mais plonger dans ce « genre d’embrouille » comme elle dit, ne la tente pas du tout. Alors, elle volette, volage papillon aux ailes multicolores. Elle va de Paul à Erwan, d’Erwan à Benoit, de Benoit à… Qu’importe. Chacun, à sa manière, s’accommode de ces partages parce que c’est la volonté de Loréna et parce que c’est ça… ou rien.

Elle s’en amuse d’ailleurs, sans méchanceté aucune et raconte à l’un ce qu’elle fait avec l’autre. Au début, ses amants aimants trouvaient cela « limite » mais au final, leur libido, sollicitée par ses histoires hot, ne s’en portait que mieux.

Ainsi confie-t-elle à Paul, tendre amant aux yeux de fille mais vigoureux étalon, qu’en cette soirée  de septembre, elle doit retrouver Hugo, quarantenaire au crâne chauve mais au système pileux développé -ce qui peut paraître bizarre mais qui ne la dérange pas- pour une visite dans un sauna libertin.

Et lui, Paul, qui n’envisage aucunement de se rendre un jour dans ce genre d’endroit (ceci dit sans aucune notion péjorative) lui écrit ce poulet* :


« J’apprécierai, chère Loréna, que tu me racontes ce rendez-vous. Moi qui connais la chaleur et les sucs de ton sexe. Moi qui connais la douceur de tes seins et tes tétons dardés, douceurs exquises à mes lèvres. Moi qui connais la vigueur de ta langue, ta bouche paradis, que j’aime quand tu me tètes. Moi qui connais les délicieuses souffrances du désir que tu fais naître, honneur soit rendu aux désirs que tu fais éclore. Des membres tendus vont te rendre hommage, allégeance à la volupté de ton corps. Je vois ces mains qui nagent sur ton corps, ses doigts qui prennent la température de ton désir. Ses bouches comme des vagues sur ta peau. Tu commences à partir, tu écartes tes cuisses et donne à voir ta vulve de jeune femme.  De tes doigts experts tu sépares tes lèvres et offre aux bouches avides ton bouton « 7ème ciel ». Je te vois décoller…»


Il faut dire que Loréna a l’art et la manière de rapporter ses histoires. Voici sa réponse, préparez vos mouchoirs.

« Mon ami et moi-même y arrivons séparément car il doit repartir pour la Bretagne dans la foulée. Nous entrons dans ce nid de la luxure en souriant car nous savons que nous allons nous faire du bien. Il fait sombre, comme dans tous ces lieux où la fornication est la matière première du commerce. Chaud aussi. Un couple au bar, perché sur de hauts tabourets. Monsieur serviette autour des hanches, madame paréo qui sont les tenues de mise pour coquiner. Un malabar tatoué nous donne nos tenues respectives et le petit truc qui s’attache à la cheville et qui contient la clé de notre vestiaire et un préservatif. Nous nous dévêtons devant notre casier et, main dans la main, nous entrons dans le saint des saints (ou le sain dessein, au choix). 


Il fait très très sombre. Nous nous voyons à peine, pourtant il me tient et je le suis. 

Nous nous perdons un peu, l’endroit est vaste, pratiquement sans lumière et carrément vide. Du moins dans les couloirs où nous errons (petit pas tapons). Les chambres devant lesquelles nous passons sont vides. Beaucoup de pièces avec un lit pour meuble principal. Le dessus de ces lits, en général assez grands pour contenir une famille entière, est recouvert d’un plastique afin que les fluides ruissellent sans pénétrer (oh, quel joli verbe) la structure rembourrée (ouiii, rembou…. Heu. Pardon).

Nous arrivons au coin douche, passons sous les jets d’eau chaude, puis sans nous essuyer, nous entrons dans le jacuzzi où quelques ombres barbotent. Nous nous asseyons dans l’eau qui nous arrive à hauteur de poitrine (du moins pour moi car mon ami est plus grand). Il m’attire entre ses jambes et nous nous embrassons. Je sens tout de suite son sexe sur mon ventre. Il bande. Je ronronne. Lui sourit. Il caresse mes seins et je me tends pour qu’il les embouche. 

Franchement, je me fiche (et lui aussi je pense) de qui nous regarde. Les autres ne sont que des ectoplasmes trempouillants. 

Il me fait asseoir  et se met en face de moi, entre mes jambes. Je regarde enfin à l’entour. Je ne vois que quelques formes bizarres, à une ou deux têtes, éparses. Je ne peux pas dire si elles nous matent ou si elles sont occupées à autre chose. J’entends des rires, des gloussements, des soupirs mais je ne vois rien. »


La suite la semaine prochaine…


* Depuis le milieu du XVIe siècle, un poulet (ou ‘poullaict’, à l’époque) a d’abord eu le sens figuré de ‘missive’ ou de ‘lettre’ avant de se spécialiser en « billet doux » ou « billet galant ». C’était la minute littéraire.


Bon week-end…


Lyselotte


La semaine prochaine Episode 6 : Paul et Loréna (suite)


Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

Voir sa page FB, ici



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