Les barbiers de ces filles …

Le coup de plume du week-end : Oh, la barbe !


27/08/17


barbier distrait 2Il ne vous aura pas échappé que la barbe reprend du poil de la bête. Ca nous arrive direct de cet orient lointain et compliqué où la femme est soumise et l’homme tout puissant. Quel merveilleux tableau …

Là bas, c’est un attribut majeur de la virilité affirmé. Tous les hommes sont barbus. Et ici, ça commence à prendre aussi.

Par exemple, début aout, Jeanne, la Barbière d’Arcachon, a décerné un trophée de la moustache d’or à Mathieu Dubourvieux, c’est vous dire.


Barbu or not barbu…

Si ce n’était que moi, je me laisserais bien pousser une belle barbe bien drue que je pourrais caresser en peaufinant les nouvelles diffusées sur InfoBassin.

Et tous les matins, je gagnerais quelques minutes pour regarder le Bassin et les cayoks qui retapissent vaillamment de leur fiente les bateaux prisonniers de leurs corps morts. Mais hélas, je ne puis la laisser pousser.


barbu scierieJe ne puis, parce que ma chérie n’est guère sensible aux charmes de la râpe à fromage… Comment dire, il n’est même pas envisageable de laisser sortir quelques pousses fraîches. C’est rasoir, au propre comme au figuré.


A la limite, la djellaba, ça passerait, dans une soirée déguisée avec les babouches ou les tongs, entre deux bouffées de narguilé. Et puis, on retrouverait ensuite de jolies photos sur les réseaux sociaux. Surtout si les filles participent avec le nombril à l’air, les jupes volantes et un voile léger sous les yeux qui souligne le regard. Ca vous fait monter la température in peto.

Mais là, non, donc.


Les Barbiers de sévices

Or une barbe, ça se soigne, délicatement, patiemment. C’est le travail des Barbiers qui sévissent, sur le Bassin et ailleurs, pour donner aux mâles une allure impeccable, sans poil rebelle.

Car la poilitude se porte chic autour du plan d’eau.


Les hommes retrouvent aujourd’hui les Chlic-chlac-chlic-chlac du sabre qui s’aiguise sur la lanière en cuir, la mousse qui rentre dans les trous de nez, la sensation trouble de la lame qui tranche le poil, sans couper la glotte. Et au final, la serviette chaude sur la tronche qui transforme le patient velu en homard.

Tout un art qui revient et à redécouvrir … surtout si vous vous barbez chez vous !


portrait MichelMichel Lenoir


Pour recevoir par e-mail tous les articles d'InfoBassin...

C’est gratuit

Comments

comments