Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Episode 4)

Victor et ses jumelles…


18/03/17


4eme épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…

Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


Voici Victor. Il est « attrayant » Victor.

La cinquantaine athlétique entretenue par des exercices quasi journaliers dans une salle de sport, le bronzage peaufiné aux ultra-violets avant les vacances d’arrière-saison dont il est friand. Il réside au camping du Truc vert et vient régulièrement faire son petit footing sur la plage du Mirador. Il vit en Corrèze tout le reste du temps et a trouvé, sur le Bassin d’Arcachon qu’il fréquente depuis des années, les campings ou résidences qui répondent à ses attentes et surtout, surtout, la tranquillité et la beauté dont il est un ardent consommateur une fois passée la folie des mois d’été.


Victor est un peu chaud patate et il admet sans aucune difficulté qu’il a d’ordinaire la libido exacerbée. Surtout pendant les vacances d’été. Allez donc savoir pourquoi. La chaleur sûrement et puis les filles sont moins vêtues pendant cette saison. Quoique, en hiver, au ski surtout, il ne crache pas sur les jolies silhouettes révélées par une combinaison seyante. Divorcé depuis peu (mais pour la troisième fois), il vit en passant d’une conquête à l’autre sans se lasser de la gent féminine malgré les désagréments qui y sont liés.


Sa copine actuelle, Bérénice, est une ardente maîtresse qui le comble toutes les fois qu’il la sollicite et la toile de tente où ils résident depuis une semaine est, quasi quotidiennement, le théâtre d’ébats dignes des plus torrides films X.

L’un comme l’autre adorent, de surcroit, la promiscuité des autres résidents et débattent -après leurs étreintes dont ils s’ingénient à amplifier les soupirs et autres cris de plaisir sans modération- ils débattent donc des effets probables que ces manifestations auditives génèrent sur la vie sexuelle de leurs voisins de toile.

Ils se délectent des regards outrés ou envieux que ces derniers leur jettent quand ils les croisent et s’accolent amoureusement en passant devant eux tout en gloussant comme des adolescents.


lorena corps allongeComme la plupart des gourmands de sexe, Victor aime bien mâter aussi, et ce jeudi, sur la plage du Mirador, il a assisté à une petite représentation qui l’a bien excité. Il était étendu dans les dunes, à l’abri des regards, nu comme un ver, profitant lui aussi des rayons brûlants quand il vit arriver un papillon multicolore. A plat-ventre derrière une touffe d’oyats qui le cachait aux rares vacanciers dispersés sur le sable, il ne se priva pas d’admirer de loin, la silhouette de cette sirène dont la capeline battait des ailes comme une mouette ivre. Après, il sortit de sa gibecière une paire de jumelles qu’il ajusta pour voir de plus près de quoi il retournait et « s’attarda sur le sujet » avec une délectation toute masculine.

Il scruta un court instant le visage ombré par le chapeau et de grandes lunettes de soleil, nota la bouche pulpeuse et les dents du bonheur que son sourire ravi découvrait et… plongea sur le corps.


Ventre plat et musclé, longues jambes bronzées, seins voluptueux compressés dans un soutien-gorge immaculé, la toute belle resta ainsi, une main sur la tête pour endiguer le chahut du vent dans son couvre-chef, à observer l’étendue de sable quasi déserte avant d’opter pour le côté sur lequel, justement, il était acagnardé. Il admira sa démarche dansante et la façon très charnelle qu’elle avait d’enfoncer ses orteils nus dans le sable. Quand elle eut déployé sa serviette de plage immense et se fut installée en ôtant son haut, il zooma sur les rondeurs affolantes qu’elle enduisait de crème solaire et commença à sentir une certaine tension dont le drap de bain où il était étendu épousa docilement la forme.

– Quel cul ! souffla-t-il, quand elle se mit à plat-ventre.


Il la vit faire un signe d’approche de l’index et, élargissant son champ de vision, prit dans les quinquets de ses jumelles un homme en caleçon de bain  qui s’approcha de la sirène, puis s’agenouilla à hauteur de ses hanches alors qu’elle lui offrait son dos et son derrière avec une feinte innocence.

Victor assista à l’onction des omoplates et des reins, puis au petit saut des paluches du gars sur les cuisses. Il regarda en souriant le gonze assouplir ses doigts avant d’empoigner à pleines mains le postérieur magnifique de la nana. Il recommença à bander dur derechef et se soulevant légèrement de biais, il s’astiqua le temps que dura le massage. Il se retint de jouir, gardant pour sa copine les émoluments qui résulteraient de ce spectacle. Bon il admet sans mal qu’il aurait bien « conclu » l’affaire si le masseur ne s’était pas interrompu et n’avait fait, à genoux comme un pénitent, le tour de la belle pour se poster à hauteur de sa tête. Il le vit observer un temps la nana, puis s’essuyer les mains sur son torse avant de recouvrir le corps alangui du paréo multicolore.

Il le vit se relever et regarda en rigolant le caleçon de bain déformé. Pinaise, elle en aura fait bander plus d’un cette fille aujourd’hui, conclu-t-il en rangeant jumelles dans leur étui et zigounette dans son short de bain. Repliant le campement, il emprunta le chemin mouvant des dunes pour regagner le parking où son vélo l’attendait sagement.

Ce soir, ce sera la fête !


Bon week-end…


Lyselotte


La semaine prochaine Episode 5 : Loréna et Paul


Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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