Cuisine psychédélique : Compote de gougnaffes, façon Lyselotte.

Recette (pour rire) : Compote de gougnaffes de nos ancêtres et raisiné des Dieux du claquemurier.


21/10/17


Lyselotte était en voyage dans un pays exotique. Fine cuisinière, gourmande et curieuse, elle s’est essayée à cuisiner et goûter quelques champignons dont on déconseillera la consommation au vu de l’article qu’elle nous a envoyé dans la foulée -avec de drôles d’ingrédients du jour (gougnaffes et gousse de claquemurier).

Heureusement la semaine prochaine, redescendue sur terre, elle devrait nous proposer des petits trucs bien pratiques pour réussir sa cuisine. Il lui sera donc beaucoup pardonné pour cette fois…

Michel Lenoir, Directeur de Publication



Ingrédients

lyselotte champignons hallucinogenesLe gougnafier à feuilles caduques pousse à l’état endémique à l’extrême mitée du sud du Massetachaussette, pays sauvage s’il en est…

Au début du printemps, comme tout arbre qui se respecte un tant soi peu, il se transforme en bouquet de mariée et sa crinière hirsute se couvre d’une flopée de petites fleurs blanches et violettes aussitôt assaillie par un bataillon d’habiles travailleuses corsetées de pollen.

Et vas-y que je te bzzzz et que je te bzzzz encore.


Sa couronne bourdonnante attirant multitudes d’oiseaux et de papillons multicolores, le voilà bientôt démuni de sa coiffe fleurie (c’est pas facile, la vie du gougnafier à feuilles caduques) ses pétaux** souffletés par tant de petits courants d’air, que, de guerre lasse, ils choient…

Alors… alors… apparaissent ses fruits (comme quoi, la nature est bien faite): les gougnaffes…


Préparation

Gros comme une clémentine, pourvue d’épines tels de menus hérissons, ces drupes (comme la cerise, l’abricot ou l’olive) extrêmement dures – après avoir été cueillies grâce à des gants tricotés mains par les ancêtres, tressées le soir à la veillée et après moultes  aie-aie-ouille dus à leur épluchage plus que compliqué- ces fruits donc, réduits en copeaux à la hache sacrée, devaient cuire interminablement, sur un feu de sarments (du Médoc), c’est vous dire la tradition.

Puis étalés sur des tartines, cette compote sacrée, sacrée Compote des Dieux, était consommée à la veillée par nos ancêtres, accompagnée d’une timbale de raisiné des Dieux dont je vous donne la recette en fin de texte.


* Si vous ne trouvez pas de gougnaffes, vous pouvez prendre des pommes, les éplucher, les couper en morceaux avec un couteau normal et les faire cuire dans une casserole sur un gaz ordinaire. C’est bon aussi mais c’est moins sacré.

** Pétaux, pluriel de pétales, non ?



Le raisiné des Dieux

lyselotte mytholoLe raisiné des Dieux est une boisson issue de la fermentation de pulpe de claquemurier à gousses géantes. Cet arbre, haut comme une tour de Babel, produit, en fin de saison, tout un assortiment de gousses géantes et multicolores dont nos ancêtres, en êtres respectueux de leur environnement, ne récoltaient que les moins hautes.

Faut dire que l’échelle n’étant pas encore inventée, ils se montaient les uns sur les autres pour attraper le fruit de leur convoitise.


Ces gousses renferment des fèves d’un joli vert tendre. Broyées et mises à macérer dans des cuves de pierre taillées à même les roches granitiques de cette région du Massetachaussette, se mettent à bubuller à tout va .

Capturées à l’épuisette par les enfants de nos aïeux, les moins volubiles sont ensuite emprisonnées dans des gourdes et accompagnent de leur délice fruité les tartines de compote de gougnaffes suces nommées.


C’est tout ce que j’ai à dire.

Bon appétit !


A samedi prochain …

Lyselotte


(NDLR : Ne cherchez pas ailleurs que dans l’imaginaire débridé de l’auteure, les ingrédients végétaux dont il est question aujourd’hui…)


Découvrir la page FB de Lyselotte, ici et pour accéder à son Hot Blog également.

Illustration copie écran internet


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