Recette sans eau : Tarte aux poireaux et lait de coco…

Cuisine d’hiver : Tarte aux poireaux et lait de coco (par Lyselotte)


17/02/18


Y pleut, y mouille ! C’est la fête à rien du tout voyez-vous !

Même les grenouilles arrivent à se noyer dans toute ce liquide qui, inlassablement, tombe des cieux.

lyselotte T poirLes cagouilles restent dans leur coquille, bien à l’abri du tambourin incessant des larmes qui choient et leur fatigue les cornes.

Le Bassin part en eaux. La terre s’abreuve certes mais les humains se lassent, se tassent et ne sortent que contraints et forcés…


Donc, je ne vais pas vous proposer une recette avec un court-bouillon, non. Rien que de penser qu’il faut utiliser de l’eau pour faire une soupe me met les nerfs.

On va faire un truc sec, sans baille, sans flotte, sans une goutte de liquide.

On va se faire une tarte aux poireaux/lait de coco…



Ingrédients

– 3 fûts de poireaux ou des poireaux entiers qu’il vous faudra couper en tronçons, laver en ne gardant que le blanc et le vert clair

– 2 oeufs

– Une brique 250 grs de lait de coco

– Un peu d’huile d’olives

– Sel, poivre

– Un rouleau de pâte feuilletée à votre convenance. Il en existe tellement de sortes que vous n’aurez que l’embarras du choix (et pas dans la date).



Préparation

– Faire fondre dans une lichette d’huile les poireaux coupés en petites rondelles.

Je pousse le bouchon jusqu’à faire dorer ces tronçons à la limite du « cramé » car le goût caramélisé qu’ils prennent alors est délice.

– Mettre le rouleau de pâte dans le moule

– Dans un bol, cassez les 2 œufs, les touiller et y rajouter la brique de lait de coco. Salez, poivrez.


– Etalez sur le fond de pâte des poireaux fondus

– Verser le mélange du bol sur les poireaux.

– Mettre au four thermostat 8 et surveillez la cuisson. La pâte feuilletée a tendance à cloquer. Vous pouvez, si vous voulez, la tapoter avec les dents d’une fourchette avant d’y étaler les poireaux. Moi je prends un malin plaisir à lui crever la paillasse à l’aide d’une brochette quand elle manifeste, en cours de cuisson, le désir d’enfler comme une baudruche. J’adore ça !


Elle est cuite quand la pâte est dorée à souhait.

Une salade de roquette ou de salade croquante pour accompagner ce délice parfumé.

A table !



Au bout de 10 semaines de déluge : « Assez d’eau » nait…

Pasteur écrivait : « Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme. On te goutte (punaise, même goutte ça me gratouille les doigts de l’écrire) sans te connaître »…

Desproges aurait dit : Repasse-moi des moules !


Aussi, face aux éléments liquides qui nous tombent dessus sans discontinuer, mes sœurs, mes frères, unissons-nous. Les moins de 60 ans se mettent à genoux, les autres restent debout.

Implorons ! Implorons Tlaloc, dieu de l’eau aztèque – comme les couteaux, dont le nom sonne comme des gouttes chutant sur un sable aride après des mois de sécheresse.


Implorons Thor, fils d’Odin, dieu des pluies bienfaisantes (mais quand même, là, ça suffit !).

Implorons Ch’ih Sung-tzu, seigneur chinois de la flotte, le señor météo de Carlos, Pétula Clark et son accent délicieux quand elle chantait La gadoue et unissons-nous pour crier aux nuages d’aller se faire voir ailleurs, na !


Voilà, voilà…


Bon appétit, bon week-end et à samedi prochain …



Lyselotte


Découvrir la page FB de Lyselotte, ici et pour accéder à son Hot Blog également.

Illustration  : copie écran photo lyselotte


Pour recevoir par e-mail tous les articles d'InfoBassin...

C’est gratuit


Comments

comments