Cuisine : Le beurre d’escargots, préparation express !

Recette : Le beurre d’escargots, base gourmande …

 (par Lyselotte)


12/101/18


Pourquoi appeler ce délice parfumé « le beurre d’escargots » alors qu’il peut agrémenter sans problème poissons, viandes et même légumes ?

Voici la recette du beurre d’escargots que ma famille pratique assidument et dont je vous conseille l’usage immodéré si vous ne craignez pas de refouler du goulot ensuite.


Ingrédients

Les quantités importent peu, croyez-moi car vous pouvez, si vous en préparez trop, en faire des boulettes grosses comme une noix (ou en remplir les cases d’un bac à glaçons si vous préférez les cubes) et les mettre au congélateur.

Donc il faut :

lyselotte beurre esc– Du beurre mou. Entendez par là qu’il faut le sortir du frigidaire et non pas le faire ramollir au feu.

– De l’ail. Là aussi, je vous laisse seul décisionnaire quand à la quantité de gousses de ce bulbe fabuleux dont vous userez et dont je ne vous vanterais pas une nouvelle fois les vertus médicinales.

– Du persil, plat de préférence.

– Un talon de jambon blanc

– Trois ou quatre biscottes


Préparation

Hachez finement l’ail (épluché évidement), le persil (lavé et séché bien sûr), le jambon et les biscottes. Rajouter le beurre et malaxez, aux doigts ou au robot.

Je prends du beurre demi-sel dans cette recette mais vous pouvez utiliser du beurre normal et saler à votre convenance.


Vous en farcissez ensuite ce que vous voulez.

L’amande charnue d’une huître du Banc d’Arguin, des moules – les grosses de préférence plus pratiques à ouvrir – une poêlée de saint Jacques, le dessus d’un steak passé au grill ou des légumes rôtis.


Cette préparation parfumée enchantera l’atmosphère. J’adore quand on entre chez moi et que l’on dit :

– Ca sent bon !

Ce fumet me fait saliver. Cet été, en balade sur mon beau Bassin, – j’habite ici, vous ne pensez pas sérieusement que je vais aller voir ailleurs si c’est plus beau ? Si ? Non ! Et bien non.


Bref, en balade dans les rues piétonnes d’ici ou d’ici, et bien ce parfum chatouillait mes narines à la manière d’une plume et reflexe de Pavlov, je salivais. Pas à la manière du loup de Tex Avery face à la sculpturale chanteuse blonde au déhanché suggestif mais pas loin quand même.


Histoire d’escargots

Mais revenons-en à notre beurre d’escargots. Enfin aux gastéropodes seulement. Âmes sensibles, s’abstenir.

Les faits que je relate ici sont absolument authentiques. La gent coquillée est intéressante.


J’en avais deux spécimens à la maison (non, je ne parle pas de mes fils) mais de deux gastéropodes dont mon ainé (adepte de escargotsvivariums contenants des lézards et autres caméléons miniatures) a fait l’acquisition, il y a un an environ.


Figurez-vous que ces bestioles (grosses comme un pot de 250 grs d’aliments pour bébé) menaient leur vie de gastéropodes dans un verre géant – un ballon de foot environ – sur le passe-plat de ma cuisine. Nourrit de pelures de fruits et légumes, ils avaient pondus de nombreuses fois mais les œufs étaient restés … des œufs.


Agacée par le fait que j’avais en charge ces limaces portant leur logis sur leur dos alors que je n’avais rien demandé (et qu’on me les avait fourgué d’office) je les ai mis dans mon garage et m’en suis un peu désintéressée, confiant leur entretien épisodique à leur propriétaire qui s’en occupât donc… épisodiquement.


Le grand froid arrivant, le maitre des escargots m’a dit qu’il valait mieux leur faire regagner la chaleur familiale du passe-plat si je ne voulais pas avoir la défuntation de ces 2 pensionnaires, au demeurant fort peu loquaces (ce qui m’arrange bien !) sur la conscience.

J’ai donc remis Mimi et Minette (oui, ça va hein ! Ne rigolez pas !) sur le passe-plat en constatant qu’il y avait des œufs mais que cette fois, ils étaient sous le compost ce qui ne ressemblait pas à leurs habitudes vu qu’ils exposaient d’ordinaire au grand jour le résultat de leur copulation nocturne (oui, je ne les ai jamais vu faire ngolo-ngolo dans la case au grand jour).


Quelques jours plus tard, alors que munie d’un fouet et d’un tabouret pour parer à toutes attaques de ces animaux véloces et sauvages, je les nourrissais de pelures de carottes (ça les rendait aimables) je me suis rendue compte que les œufs, chers amis je n’en croyais pas mes yeux, les œufs étaient devenus cagouilles !

Des perles nacrées, au pied pas plus grand qu’un grain de riz, s’ébattaient dans mon bocal ! plusieurs dizaines !! 2 ou 3 au moins !


– Que vas-tu faire de ces minos? ai-je demandé à mon bébé d’un mètre 84 pour 80kgs ?

-Je vais les donner à manger à mes lézards, m’a -t-il répondu sans l’ombre d’un sanglot dans la voix !

Ce qu’il fit, chers amis. Ainsi finirent ces gastéropodes miniatures, écrabouillés et réduits en bouillie dans l’estomac des lézards de mon fils.

Triste sort, n’est ce pas?


Bon appétit (quand même), bon week-end et à samedi prochain …



Lyselotte


Illustration du beurre d’escargots :  Copie écran pausegourmandises.com, un site à découvrir…


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