Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Ep. 15)

3/06/17


Paul, Isidore et Loréna (Oh, la belle voiture! … Suite)


15ème épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou… Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


Notre baiser dure longtemps. Isidore investit ma bouche. Ses lèvres sont fermes et fondantes à la fois et cela me met en eau.

Il cesse brusquement de m’embrasser, sort précipitamment de son bolide et en moins de temps qu’il en faut pour le dire se retrouve de mon côté. Il ouvre la portière, me tend la main, me tire à l’extérieur et me colle immédiatement contre lui.

Pas le temps de retrouver mon souffle, il me vampirise derechef tandis-que ses mains puissantes enveloppent mes seins de leur chaleur divine. A travers le tissu, il pince mes tétins et je gémis. Je suis pétrifiée. Je ne sais que faire des mes mains qui pendent au bout de mes bras comme deux poids morts. Toute entière concentrée sur le plaisir de ce baiser de feu qui me laisse sans forces. Je crois que je vais défaillir, tomber dans les pommes, m’écrouler comme un sac de pomme de terre quoi. Mes jambes ne me tiennent plus. Mon dieu que j’ai envie.


lyselotte couple dans le boisIl me soulève d’un seul coup, sans effort, un bras sous mes genoux, l’autre autour de mes épaules et se dirige vers le sous-bois pétillant de lumière. On dirait un nouveau marié portant son épousée vers leur nid.

Je respire son odeur de clémentine tout en écoutant son émoi battre contre mon oreille. Il halète. Je suis infiniment désireuse, désirante même et quand, après avoir avancé dans les fougères qu’il a foulées allègrement pour en faire un tapis, il me pose, je ne peux que mettre mon bras plié sur mes yeux et attendre. Attendre qu’il fasse de moi ce qu’il veut. Qu’il me lèche, qu’il me prenne, qu’il me batte. Enfin non, pas qu’il me batte. Je déteste l’amour vache.


J’entends des bruits de tissu, de respiration laborieuse et j’imagine son striptease précipité, son regard de loup des steppes dévorant mon corps avant de s’en repaître.

Un frôlement sur ma cheville. Je soulève légèrement mon avant-bras et vois son grand corps agenouillé près de mes jambes. Son dos nu, puissamment musclé, son visage de profil, ses yeux fermés. Il a quitté son pantalon et sa chemise ne gardant qu’un caleçon. Ses fringues pendouillent sur les fougères là où elles sont tombées. Là où il les a balancées plutôt.

Il me respire, s’attardant sur la peau nue de mes mollets, puis de mon genou.


Puis ses doigts me frôlent, papillons éphémères, se posent ici où là, de ma cheville au haut de ma cuisse toujours prisonnière du short moche que j’ai enfilé pour courir.

Il soulève l’élastique du malvenu et je hausse mon bassin pour l’aider à l’ôter.

J’ai un peu honte quand même. Je n’avais vraiment pas prévu de rencontre coquine et le slip que j’ai enfilé ce matin ressemble plus à la culotte en pilou-pilou de Bridget Jones qu’au string sexy dépassant du jean taille basse des bombasses des clips. Qu’importe ! j’ai la très nette impression qu’Isidore s’en bat l’œil.

Le short et son complice pas lisse vont rejoindre le pantalon du beau mâle qui m’inhale.


Il se penche un peu plus et je sens son nez sur mon aine, sa langue recueillant mon parfum de femme transpirante pour en savourer les saveurs.

Mon dieu ! Un adorateur de La Femme. La Femme dans toutes ses contradictions et son animalité. La femelle des âges primaires et ses arômes que d’ordinaire elle masque. Ses charnières si douces où les senteurs artificielles se fondent peu à peu et font place à ces fumets que d’aucuns trouvent peu agréables. Ses recoins plissés où la nature refait surface dans l’effort et submerge les subterfuges fleuris.

Bref, il semble apprécier car il hume longuement, les paupières closes. Un sourire naît sur sa bouche, ses narines frémissent. Il se relève pour passer ses mains sous mon tee-shirt et l’ôter de mon torse. J’ai le temps d’apercevoir la bosse qui déforme son caleçon juste avant qu’il ne se penche à nouveau. Sa langue, dans le sillon de mes seins, puis sous le pli de leur poids dévoilé par mon abandon. Seigneur, que c’est bon.


Mes doigts partent à l’aventure, se posent sur les cheveux coupés court, suivent l’arrière du crâne et glissent sur le cou puissant. Sa bouche enserre tour à tour mes tétons et des lanières de feu ravinent jusqu’à mon sexe. Cela flamboie et me brûle. Mes reins quittent leur couche, tendus vers cet homme qui m’affole.

Qui aurait cru qu’un jour, un beau jour, je me donnerai sans appréhension à un inconnu en rut dans une allée forestière de mon beau Bassin ?


– Tu sens bon, murmure-t-il, tout contre mes lèvres.

Je vais pour répondre mais il me clôt la bouche d’un baiser farouche, l’investissant  d’un élan. Ses doigts, comme des serres, emprisonnent et malaxent mes seins, en pincent fort les extrémités. Je me cabre encore.

Puis la caresse glisse sur mon ventre, sur mon mont de Vénus, sur ma faille où un doigt impatient s’enfonce, puis ressort, immédiatement.

Il sourit.


– Tu es bien mouillée, coquine, chuchote-t-il en portant l’inquisiteur à son nez. Puis à sa bouche.

– Humm …approuve-t-il en suçotant son majeur imprégné. Délicieux, ajoute-t-il en se penchant vers mes cuisses qu’il écarte.

Il se déporte vers le bas de mon corps et s’insère entre mes jambes qu’il plie pour m’exposer toute entière.

Sa langue se pose tout de suite sur mon sexe et c’est comme une décharge qui me tétanise. C’est délicieux et douloureux. Je n’en peux plus de désir. Je veux cet homme sur moi, en moi. Je veux qu’il me besogne furieusement, qu’il s’enfonce et ressorte comme un barbare. Qu’il me retourne et me prenne en levrette, qu’il me couvre.

J’ai le  feu.


A suivre …


Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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