Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Episode 11)

Bérengère et Martial… (suite)


29/04/17


11eme épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…

Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


Martial et Bérengère sont agents immobiliers, ils poursuivent la visite d’une maison à Lège Cap Ferret, au Canon…



Ils sont dans la véranda l’instant d’après, étroitement serrés l’un contre l’autre. Ils ne s’embrassent pas, essayant de dominer l’étrange angoisse dont ils sont victimes. Ils tremblent tous les deux. Le nez dans les cheveux de Bérangère, Martial retrouve le plaisir intense de tenir un corps de femme offert. Aucune réticence dans l’abandon, aucun raidissement, contrairement à celle qui partage sa vie. Cela l’excite follement mais il n’a pas encore tout à fait franchi le pas de la trahison.

Bérangère, sevrée également de caresses depuis de longs mois et qui le désire tant, découvre avec émotion l’envie de l’homme pressé entre leurs ventres. Elle n’ose poser ses mains et les garde dans son dos, les doigts noués entre eux. Ne pas l’encourager, le laisser libre de succomber ou pas.


lyselotte berengere et martialC’est lui qui la repousse avec lenteur, plonge ses yeux dans les siens et approche ses lèvres des siennes. Et c’est seulement quand leurs langues se touchent qu’elle passe ses bras autour du cou de Martial. Ils se savourent longuement tandis que leurs doigts osent les gestes rêvés si souvent. Sans presse, avec d’infinies lenteurs, ils se glissent entre tissu et peaux, entre chair et chair. Elle extirpe la chemise du jean, passe ses phalanges sur le torse du garçon et il frémit. Un frisson délicieux lui parcourt l’échine. Il se penche sur les seins de la fille qu’il a dénudé et en happe les extrémités grenues. Elle gémit.

Ils tremblent tous les deux et Martial l’attire vers l’immense canapé qui occupe tout un angle de la véranda.

– Attends, souffle-t-elle en lui échappant. Elle attrape son sac à la volée et en extirpe une serviette de bain qu’elle étale sur le cuir pleine fleur. Il sourit, ils se sourient, complices. Il s’assoie.


Elle se dénude devant lui. Et glissent au sol la jupe et le chemisier déjà mis à mal. Puis la petite culotte, dentelle et p’tits nœuds. Elle est nue et détache ses cheveux, les épand sur ses épaules d’un lent mouvement de tête. Assis, il la contemple. S’attarde sur les seins lourds aux aréoles presque mauves. Puis sur le ventre bombé où une cicatrice ondule sur quelques centimètres tel un fil de laine nacré. Un léger friselis de poils frisés pare le haut du pubis, un ticket de métro qu’il apprendra à poinçonner de ses lèvres, bientôt. Elle s’avance en empaumant ses lourdeurs charnues, pinçant gentiment les tétons qui virent de l’anémone à l’écarlate. Déjà noués par leurs regards, ils ne se sourient plus, conscients de l’instant crucial qu’ils sont en train de vivre. Elle est glisse entre les jambes écartées du garçon et son ventre est juste à hauteur de sa bouche. Il n’a qu’à pencher légèrement le visage pour se poser près du nombril, petit bouton joufflu dans sa fossette lové. Il respire calmement malgré son trouble et son haleine chaude hérisse la peau de Bérangère de picotis charmants. Puis ses mains, sur les fesses de la fille, puis le bout de sa langue qui goûte sa chaleur.

Elle est là, debout devant lui et son cou ploie en arrière. Il l’attire contre lui et elle pose ses genoux sur le canapé, lui offrant l’élan de  sa gorge, le poids de ses seins, la saignée de son cou. Et elle qui s’active sur la ceinture récalcitrante, les boutons qui retardent, le tissu qui embastille. Enfin, la chair tendue, parcourue de ruisselets souterrains qui pulsent, comme vivants. Enfin sa main qui emprisonne et le cri du garçon. Son sexe est dur, si dur. Et ces doigts qui l’enserrent si bienvenus.


Comment a-t-il pu se passer si longtemps de cette communion ? L’esprit et le corps rompus larguent les amarres et il s’abandonne, son dos touchant la serviette éponge étendue en une chute lente, l’avant-bras replié sur les yeux. Elle le suit dans ce naufrage, sa main ne lâchant pas la tige vibrante qui vit dans sa paume. Elle se penche alors sur l’arbrisseau si doux émergeant de la braguette dézippée dans un buisson de poils bruns et cueille sur le gland la perle qui en sourd. Lui se cambre parcouru par une décharge électrique qui le laisse essoufflé.

Il se redresse sur les avant-bras et regarde. Mais elle est invisible, cachée sous le rideau de ses cheveux dénoués et il ne voit de ce corps courbé que le dos violoncelle. Et puis, dans la vitre qui les isole du dehors vibrant, le reflet de son cul, tendu. Ronde lune fendue animée d’un lent mouvement de balancier. C’est délicieux, et la caresse qu’elle lui prodigue sous le rideau de sa chevelure associée au mirage brouillé de cet astre lentement balançant ont presque raison de lui.


Il inspire et capture, dans sa lente retombée sur le lourd canapé, une poignée de l’écran mouvant épandu sur son ventre et elle, ainsi amarrée, ne peut que suivre l’injonction douce. Son corps coule sur celui du garçon à la manière d’une douche chaude, emprisonnant entre leurs chairs dénudée le pieu tendu. Et leurs bouches se joignent.

Elle soulève un peu son bassin et le garçon, se tortillant, fait glisser son jean sur ses hanches pour libérer son sexe en son entier.

Alors, lentement, elle s’empale sur cette racine lisse au bourgeon de soie douce. Elle se redresse pour regarder. Le visage de Martial. Son cou tendu en arrière, ses yeux clos, sa bouche ouverte en grand. Il est comme un asphyxié qui cherche son souffle.

Les mains de Martial, cramponnées au drap de bain. Il a si peur de s’envoler. Le sexe de Martial qui disparait peu à peu dans le sien. Elle en sent la rude raideur et le réseau de veines qui palpite dans son vagin à ma manière d’un animal vivant.


Elle commence le lent balancement des hanches qui chavire les êtres depuis la nuit des temps. Lentement elle balance, puis se soulève un peu et regarde. Un bonheur, cette jonction des chairs.

– Hooo, gémit-elle…

Martial ouvre les yeux. Ils sont plein d’étoiles. C’est comme de petites étincelles qui pétillent. Il sourit.

– C’est si bon, ma douce, chuchote-t-il. Si bon.

Il sent, autour de sa tige, la pression des bossèlements du sexe de Bérangère. Cela presse et relâche, presse et relâche. Puis elle se soulève un peu et il voit son outil luisant et le rose presque violet des chairs précieuses du sexe de la charmante chapeautant sa pénétration.


Il tend les mains vers elle qui se penche, s’emmanchant de nouveau entièrement sur lui. Il tend les reins, c’est si…

Elle remue et il se crispe.

– Attends, implore-t-il.

Mais elle veut qu’il vienne, là, tout se suite, dans l’écrin mouillé de son sexe. Alors elle gite, colle son torse à celui du garçon et…balance, balance. Et cela monte, monte à toucher le ciel. Ils se rejoignent tout là-haut, sur le sommet de la houle. Elle cambrée en arrière, ancrée sur cette balise si dure et douce qui  déverse son flot de nectar dans sa grotte. Lui les doigts crispés aux hanches de Bérangère, les ongles dans ces élastiques rondeurs couleur d’ambre doré. Et cela dure, cela dure…

Si longtemps unis dans cette jouissance prodigieuse qui statufie les corps et évapore les âmes qu’en reprenant conscience, ils regardent autour d’eux pour retrouver leurs repères.


Leurs cœurs se calment, leurs bouches s’étirent en un sourire ravi qui leur fait mesurer dans l’instant, les rapides qu’ils viennent de franchir.

Ils sont encore accolés même si Martial a perdu de sa superbe. Elle le chevauche toujours, et il a sous les yeux ses seins aux bouts pointés.

– Tu es ma maîtresse, Bérangère, murmure t-il alors.

Elle a une légère crispation du corps. Sans doute ne s’attendait-elle pas à ce genre de commentaire après l’amour. Elle le fixe, semble prendre conscience de cet état de fait, sourit et…

– Tu es mon amant, Martial.

On dirait des nouveaux mariés échangeant leurs vœux. Formuler tout haut cette nouvelle situation, c’est comme se passer un anneau. Bérangère pose son oreille contre le torse du garçon pour écouter battre son émoi. Il bat, fort, régulier. Elle soupire.

Une histoire qui débute.


A la semaine prochaine…, et bon week-end !



Lyselotte


Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici ou aller voir sa page FB, ici . Les amateurs plus gourmand(e)s pourront aller plus loin sur son Blog (pour adultes), chaud bouillant…



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