Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Ep. 21)

15/07/17


Victor et Victorine (coquin, coquine) (suite et fin 3/3)


21ème épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)



Enfin, la voiture. Elle passe côté passager et il la suit, la coince derechef contre la carrosserie encore chaude et l’embrasse à bouche-que-veux-tu, tout en passant ses mains sous le caraco. Il pince fort ses tétons toujours au garde-à-vous et elle gémit. Il meurt d’envie et elle le sait. Alors elle glisse et descend en même temps de caleçon qui fait comme une paire de menottes aux pieds de Victor. Punaise, comme il est raide. Elle l’embouche de suite et il crie.


lyselotte victor 3Les doigts posés sur le crane luisant de la  bouillante, il lui imprime son rythme, le cou tendu vers les étoiles. Il connait la moelleuse fermeté de ses lèvres charnues, la profondeur diabolique de sa gorge qui l’engloutie jusqu’à la garde. Il gémit comme on sanglote, suivant la lente progression de l’avalement et du retrait à la froideur divine qui enrubanne son braquemart quand elle le recrache et l’avale à nouveau.


Il sait que s’il vient de suite, ça ne la dérangera pas, alors il accélère ses mouvements de reins, serre encore plus fort la tête qui le maltraite si magnifiquement et crie en déversant sa laitance abondante dans la bouche de Victorine. Elle l’avale goulûment. Ils ont fait bu l’apéro au Ricard à midi et la semence de Victor a un léger goût anisé qui n’est pas pour lui déplaire.

Elle l’essore entre langue et palais et lui, parti au pays de cet « après » qu’il chérit tant, tressaille sous les assauts des filins électriques qui  frétillent dans son  corps.


Sous ses paupières fermées, les flashs du plaisir, dans sa bouche qui cherche l’air, les embruns de la brise saline qui coule sur sa langue.

Elle se redresse, regarde, amusée, l’homme qu’elle vient de libérer de ses tensons s’enfoncer dans son délice post-coïtal et …

Ca sent la fumée de cigarette !


Elle tend le cou par dessus le toit de la voiture, se retourne vers les pins, guette, fouille la nuit de ses iris de pharaonne et repère, à quelques mètres de là, derrière leur voiture, le pointillé lumineux d’une clope qui brasille entre les rameaux épineux des ajoncs.

Elle sourit.

La pleine lune a sans aucun doute jeté son halo lumineux sur la scène torride. C’est drôle et elle s’imagine à la place du voyeur (ou de la voyeuse). Elle est brûlante.

Victor revient à lui lentement et la regarde maintenant en souriant.

Sans prendre le temps de se rhabiller, il s’agenouille. Après avoir ouvert la portière arrière pour mieux éclairer le théâtre de leurs ébats,  elle l’aide fébrilement à descendre son micro short, s’adosse à la voiture et pose son mollet sur l’épaule du chevalier qu’elle va adouber. Ainsi écartée, elle s’offre.


Elle est mouillée et Victor contemple d’abord sa conque ouverte et brillante. Les lèvres brunes écartelées révèlent un cœur corail puis un capuchon garance surmontant une faille aux reflets d’incarnat.

Une orchidée dont la peau soyeuse recèle mille parfums qu’il aime à savourer. Il n’a qu’à passer sa langue sur le bouton innervé de sa fleur tropicale pour qu’elle s’envole.


Il recueille son jus d’amour avec gourmandise, glissant un majeur impérieux dans le fourreau de soie de son minou trempé pour titiller la pastille gonflée de son point G.

Et elle coule, criant haut son plaisir, accompagnant de furieux coups de reins les va et vient du doigt qui la pénètre. Elle geint longtemps cramponnée aux cheveux de son amant. Il sait ses jouissances multiples. Il sait sa fontaine qui ruisselle et son goût âpre et parfumé d’ambre doux.

Ils sont trop occupés l’un par l’autre pour remarquer l’intrus qui, caché dans les fourrés, achève lui aussi son plaisir en un hoquet discret.


C’était La fête de la turlutte et Victor, en refermant la page de Victorine, sourit et sent son désir monter.

Efficaces aussi les souvenirs…


Fin


A samedi prochain !



Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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