Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Ep. 19)

1/07/17


Victor et Victorine (coquin, coquine)


19ème épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…

Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


Victor, notre quinqua chaud bouillant aux multiples aventures, a dans son petit cerveau de jouisseur émérite, tout un catalogue de souvenirs qu’il peut feuilleter à loisir quand il est en période de « vaches maigres » comme il dit. Il peut penser à Fernande et il bande. à Félicie et il bande aussi et puis à Léonore et mon dieu il bande encore.

J’aurais pu choisir d’autres prénoms plus proches de notre époque mais la chanson, c’est la chanson.

Ce jourd’hui, Bérénice est partie en virée à Bordeaux depuis le matin et ne rentrera qu’à la nuit et Victor est en manque. Oui, bon, quand je vous dis qu’il est chaud, ce n’est pas de la rigolade. Il est vraiment très chaud.

Donc, étendu sur le tas de sacs de couchage qu’ils ont dû adopter comme literie suite à la défuntation de leurs lits de camps mutuels, il ouvre son livre de souvenirs personnels et arrête son choix sur un épisode délectable (encore qu’ils le sont presque tous) de son Manuel du parfait chaud lapin qui s’assume.


Avec, par ordre d’apparition à l’image :

lyselotte parasol plageVictor, un an de moins qu’aujourd’hui et toujours aussi ardent.

Victorine, trente cinq ans, un cul d’enfer, bombé comme il aime, des seins pratiquement inexistants avec des boutons toujours érigés, comme si elle avait sans cesse envie, ou froid. Une peau d’ébène Noir de Mazy*. Une bouche, mama mia, somptueuse, des lèvres épaisses et gonflées d’une fermeté insoupçonnée et qu’elle adore farder d’un rouge éclatant et vernissé ce qui la fait ressembler à une blessure toute fraîche.

Elle se rase le crâne car elle déteste ses cheveux crépus et son long cou est toujours paré de colliers cliquetants que sa démarche onduleuse fait tintinnabuler comme le traineau du père Noël.  Elle est magnifique et son regard de reine de Saba, blasé et velouté, agrandit d’un trait de khôl prononcé, eut tôt fait de jauger le mâle en puissance quand elle croisa Victor.


La Jenny, juin 2016

La rencontre eut lieu à la résidence naturiste de la Jenny où ce dernier avait établi ses quartiers en ce mois de juin 2016 au soleil glorieux. Plus de petite amie, hélas, la dernière l’ayant trouvé trop entreprenant avec sa meilleure copine lors d’une soirée.

La déesse sombre tenait la boutique Presse du camping et affichait sans complexe (pourquoi en aurait-elle eu ?) sa plastique irréprochable dans la cabane qui embaumait le tabac et le papier chaud. Elle se balançait, liane de bakélite, entre les présentoirs de cartes postales et les magasines aux couvertures multicolores offrant à tout un chacun le cambré de ses reins. Sûr que le chiffre d’affaire du coin Presse avait dû monter en flèche cette année-là. Et je ne vous parle pas … non, je ne vous en parle pas.


Victor était arrivé la veille et « repérait » les lieux, entendez par là qu’il était en chasse, uniquement dévêtu d’un panama qu’il portait crânement penché sur un côté et tenant en main un baise-en-ville où il gardait son liquide et ses papiers.   C’était l’heure de la sieste et le kiosque était vide. Il pénétra dans l’ombre et entendit un bruit de clochettes. Original pensa-t-il croyant dur comme fer que quelques invisibles sonnailles avertissaient la tenancière de l’entrée d’un client. Ses yeux mirent du temps à s’habituer à la pénombre ambiante et le bruit de grelots se faisant de nouveau entendre, il se dirigea vers lui.

– Bonjour.

Il sursauta, se retourna et se trouva nez à nez avec la plus somptueuse créature qui lui avait été donné de voir.

– Bon…bonjour parvient-il à articuler.


Captif du regard envoûtant de cette femelle (oui, il considérait d’abord le potentiel sexuel des femmes qu’il rencontrait avant de passer à leur mental) il ne dut son salut qu’à l’entrée d’un autre « nubite » qui détourna l’attention de ce cobra royal qui le tenait sous son emprise. Elle le frôla pour se diriger vers le visiteur, et il resta figé un cours instant ne se retournant que pour apercevoir le cul d’enfer caché sous un minuscule paréo avalé par une table basse couverte de revues. Il reprit son souffle, se secoua -façon de parler- et, moitié caché par un présentoir rempli de cartes postales qu’il se mit à faire tourner comme un manège, se rinça l’œil.

Cette délectation visuelle et les images carrément porno qu’il y accola lui valut une érection fantastique qu’il s’empressa de masquer avec une revue attrapée à la va-vite sur une étagère. Il déglutit péniblement, pensa à ses impôts, à de la cervelle de bœuf, à du vomi en sauce ce qui fit lentement retomber la tension qu’il ressentait au niveau du bas-ventre.


Quand il eut retrouvé son état normal, il passa à la caisse avec son magasine et sa bite assagie, et c’est avec un sourire engageant et après lui avoir effrontément déposé sa monnaie au creux de la paume que la vendeuse lui souhaita une excellente après-midi « sous le soleil torride « de la Jenny.

– Moi c’est Victorine, ajouta-t-elle en plongeant sa pupille dorée dans le regard éperdu d’admiration de l’homme.

– Incroyable s’écria-t-il un peu trop fort. Je m’appelle Victor. Nous sommes fait pour nous entendre…et plus si affinités murmura-t-il en clignant de l’œil car il sentait bien qu’il y avait une réelle « ouverture » avec  cette beauté. Vous débauchez à quelle heure ? On peut se revoir ?


Et voila, l’affaire était faite car entre coquins, rien ne traîne. Ensuite …

A suivre…


* Relire l’épisode numéro 13 pour comprendre ou se souvenir.


A samedi prochain !



Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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