Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Ep. 17)

17/06/17


Martial et Bérengère à la Dune du Pilat (Ep.1/2)


17ème épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou… Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


Depuis qu’ils sont amants, Martial et Bérengère sont toujours à l’heure à l’agence immobilière de Lège. Ils arrivent même largement en avance mais n’ouvrent le local qu’une bonne heure – voir d’avantage- plus tard. D’ailleurs, cela ne manque pas de faire sourire les voisins de l’agence, un couple de vacanciers qui n’a presque que ça à faire le matin, prendre son petit déjeuner sous la pergola tout en observant le village qui s’éveille.

Dois-je évoquer ici les émois partagés par ces deux êtres qui se découvrent encore ? Oui, bien sûr…


Ils entrent précipitamment dans le local et en referment la porte tout pareil. Ils se jettent l’un sur l’autre avec une frénésie frôlant la violence. Ils se mordent les lèvres et leurs mains nagent sous les vêtements légers que l’été autorise comme de petits poissons en quête de plancton. Leur bureau en a vu de belles depuis qu’ils se sont trouvés… Les chaises qui d’ordinaire accueillent leurs clients aussi.

Et puis il y eut cette fois où, en visite à Pyla pour estimer un appartement en centre ville, ils eurent envie de se faire du bien en pleine nature.


La visite dans l’appartement avait donné lieu à ces gamineries dont ils avaient découvert le charme depuis qu’ils étaient amants. La propriétaire du lieu, visiblement « à l’aise » socialement, leur montrait les pièces successives avec la mine réjouie du proprio d’un trésor et n’avait rien remarqué des mimiques aguicheuses des deux coquins qui l’accompagnaient.

lyselotte bois reduitDès qu’elle tournait le dos, Martial frôlait sa maîtresse, lui faisait de l’œil et passant ses doigts sur sa braguette d’un air entendu, mimait les aller-et-retours d’un accouplement frénétique avec un demi sourire vicelard. Bérénice se penchait sans plier les jambes pour prendre la mesure qu’un tiroir sous évier et son index mutin s’enfonçait entre ses lèvres et dérivait dans le sillon de ses seins qu’elle ne prenait plus la peine d’embastiller d’un quelconque soutien.

Dans la voiture, la plaisanterie s’était poursuivie et elle  gloussait en matant la bosse significative que leur petit manège avait fait naitre sous le jean du garçon. Lui affolant affolé, laissait son regard divaguer des tétons turgescents pointant sous la soie douce au ruban de bitume en soupirant comme un damné.


Après s’être garé à l’arrache sur le bord de la route, Martial s’était chargé du sac géant dont ils ne se départissaient plus et ils s’étaient enfoncé dans le sous-bois, l’un suivant l’autre.

La dune du Pilat, entre les pins, déversait à son habitude ses sables blonds en une lente et inexorable marée et des sentiers dorés serpentaient entre les arbousiers et les brandes, offrant aux coquins maintes alcôves où lover leurs corps enfiévrés.

Ils cheminèrent ainsi, s’éloignant de la route en riant. Elle devant, tortillant son popotin affolant pour aguicher son homme et lui en profitait pour glisser sa main entre ses cuisses, provocant force gloussements et roucoulements. Ils arrivèrent ainsi sur l’épaule de la dune, à mi-chemin entre son sommet doré et sa base épandue comme une crème douce  entre les racines serpentines des pins et les tiges satinées des fougères-aigle.

Leur sang échauffé par le désir, pulsait au même rythme que le vent dont les rafales légères mais soutenues balançaient le dôme des pins maritimes en une lente pavane presque ensorcelante.

Une clairière tapissée de mousse mordorée et d’aiguilles ambrées leur offrit son œil rond au détour du sentier.

Le ciel pour baldaquin, ils étalèrent leur couverture (qui en avait vu d’autres) sur ce moelleux tapis et se dévêtirent en un tour de main, posant sur un tronc couché leurs vêtements inutiles. Ils aimaient, l’un comme l’autre, la lente progression de la relative fraicheur de l’air salé sur leur épiderme souvent humide.

Debout, ils s’enlacèrent.


A suivre…



Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

Voir sa page FB, ici et pour accéder à son Blog également.



Pour recevoir par e-mail tous les articles d'InfoBassin...

C’est gratuit


Comments

comments