Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Ep. 16)

10/06/17


Loréna et Isidore (et Paul) : Oh, la belle voiture … Suite et fin (enfin !)


16ème épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou… Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


lyselotte amour en foret 2Et cette langue qui se balade, plate bande de chair caressante puis serpentin s’enroulant autour de ma pralinette avant de se couler dans l’entrée de ma grotte pour en ressortir chargée de mes sucs. Il me lape comme un minou laperait son assiette de lait frais, se lèche les babines d’aise et replonge à son délice.

Et moi alors ? Hein ? Et moi ?

Moi, je gémis et implore, m’ouvre plus encore pour qu’il comprenne, sans mots dire, que je veux qu’il m’emboîte, qu’il m’emboutisse, qu’il m’empale, qu’il me tamponne, qu’il me défonce. Bref, qu’il me baise.

Mais je sais aussi que je ne vais pas pouvoir attendre notre imbrication. D’autant qu’il glisse encore son majeur dans ma chatte tout en tétant divinement mon p’tit bouton et cela me rend dingue.


Je feule, je crie, je m’abandonne et sa bouche percute ce petit bouton diabolique qui me réduit en cendre, l’aspire, le sollicite. Mes ongles dans ses cheveux pour qu’il n’arrête pas et…mes reins qui se tendent et ces lucioles derrière mes paupières et ces flammèches qui ruissèlent de mon ventre à mon sexe et…l’incendie, sauvage, puissant, ravageur. Je jouis, je jouis de partout. Et je tortille mes pieds comme de petites hélices. Mes mollets sont comme de petits moulins qui irriguent mon corps entier. Alors, je mouline et me consume, égoïste, renfermée en moi et en même temps explosée en mille bourdons dorés.
– Encore, encore…


Regain de flamboyance, il tête mon précieux et je brûle de nouveau. C’est trop bon… J’aspire l’air pour mieux le retenir et cela prolonge ma combustion. Je flambe. Expire…reprends feu, encore… C’est délicieusement douloureux.

Je ne comprends pas pourquoi les fougères autour de nous, ne s’embrasent pas. Et lui qui lape, matou gourmand qui n’en perd pas une goutte. Je retrouve lentement mon souffle et mes esprits. Cela brasille encore dans mon ventre.

Je le regarde, cet homme logé entre mes cuisses, pour la première fois -et surement la dernière de ma vie- et lui, sourire taquin et menton mouillé, me contemple.


– Tu montes à combien ? plaisante-t-il, pendant que se meurent les braises de ma jouissance.

– Punaise, c’était géant, je lui réponds.

-Je peux ? dit-il -en sortant de la poche de son pantalon qui fait le grand écart sur deux frondes de fougère- un préservatif dans son étui mauve.

– Oh queue oui…

Il quitte son caleçon et sa gaule vient rebondir sur son nombril. Enfin je la vois cette pourvoyeuse de plaisirs infinis.


lyselotte amour en foret 3Elle est belle, comme je les aime. Trapue, épaisse et pas trop longue. Un réseau de veines gonflées lui donne des airs de branche souple sur laquelle s’étale une tige de lierre dépouillée et ses pétioles vermisseau. Le gland est charnu et rose vif, paré d’une goutte de nectar couleur d’ambre. Il dégoupille le condom d’un coup de dents habile, le déploie et l’enfile sur son membre.

Visiblement, il n’en a rien à faire de la position, ni des prémices dont je pourrais le gratifier et je m’en fiche aussi d’ailleurs. J’ai juste envie qu’il me prenne et c’est ce qu’il fait.


Redressée sur les coudes, je regarde la lente intromission de ce joyau de chair en moi.

Je mate le mâle qui s’enfonce, un bout de langue dépassant de ses lèvres, attentif. Il va et vient lentement.

Je relève mes jambes et les noue à ses reins. Il halète maintenant, ses yeux au profond des miens, ses bourses claquant sur le bas de ma vulve. Je ne le quitte pas du regard, guettant le signe avant-coureur de son renoncement.

Ses mouvements se précipitent et ses yeux se voilent d’un coup. Il se redresse vite et enlève le préservatif tout en empoignant sa bite d’une main enveloppante. Il s’astique et j’en profite pour mouiller mon doigt et me caresser la noisette. Puis il crie, tend son cou en arrière et des fusées laiteuses viennent s’étaler sur mes doigts affairés. C’est divin.


Je jouis aussitôt, regardant sa main presser le frein de son sexe pour en extirper tout le plaisir tapi. Puis, yeux clos, je plonge dans un torrent de feu. C’est diaboliquement bon et ses gémissements prolongent mon plaisir, l’explosant en millier d’étoiles dévorantes. C’est l’extase à l’unisson.

Quand je rouvre les yeux, la nature reprend sa place, lentement. Et sur fond de troncs écailleux se détache la silhouette agenouillée de l’homme qui prit son pied. Le soleil, dans son dos, l’auréole d’un halo doré. On dirait quelque idole barbare sacrifiée. Sa tête est ployée, ses épaules sont courbées comme si le couteau sacrificiel l’avait figé dans cette posture d’implorant.


Il respire ample et redresse son torse avec lenteur. Puis, à quatre pattes, me rejoint sur mon lit de mousse. Je vois enfin son visage, apaisé et souriant.

Il se penche et pose un léger baiser sur ma bouche.

– Ce fut rapide mais intense, me confit-il à l’oreille ensuite. Merci ma belle.

Puis il se lève, récupère ses fringues éparpillées, tout en faisant un petit paquet du préservatif qu’il garde dans sa paume et repart vers son bolide.


Je reste couchée, regardant la frondaison qui se balance au dessus de moi. Nue, je passe les mains derrière ma tête et profite du vent qui rafraîchit ma peau moite. L’aventure fut belle et inattendue. A quoi bon lui donner des suites.

Quelques minutes plus tard, j’entends vrombir le moteur du monstre. Cela ronronne, puis un bref coup de klaxon.

Isidore me dit adieu. C’est fini…


Paul termine sa lecture du mail de Loréna dans l’état que vous imaginez. Il crie, il s’épanche, il se tend et ses muscles tétanisés transmettent leurs grésillements à ses nerfs excités. Son corps n’est plus qu’un bouchon ballotté par le flux d’un torrent. Il gémit longuement, reprend son souffle. Il ferme les yeux puis se roule en boule, malheureux…



Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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