Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Episode 13)

25/05/17


Bérénice et Victor (suite…)


13eme épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…

Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


(Episode précédent : Bérénice et Victor s’apprêtaient à déguster des garriguettes à la chantilly…)


lyselotte fraise chantillyElle engloutit alors une fraise odorante, prenant soin de laisser une traine de crème fraiche maculer le coin de sa bouche en cœur. Elle était sûre qu’il bandait et son pied nu s’assura de la chose illico.

Effectivement, le slip de bain de Victor était gonflé d’une envie bien dure qu’il lui laissa tâter des orteils tout en dégustant son dessert de roi et quand leurs bouches parfumées de fruits se rejoignirent par-dessus la table, ils y goutèrent la saveur mélangée du sucre vanillé et de leurs désirs éveillés. 


C’est enlacés et vacillants qu’ils se couchèrent dans la chambre de toile, à même le sol recouvert d’une natte de jonc, leurs lits de camp ayant succombé à une étreinte trop sauvage. Elle, le chevauchant comme une folle amazone, lui, ôtant à l’arrache le fragile rempart de tissu le séparant de la chair brûlante, et s’emparant de ses seins, élastiques et gonflés. 


C’est elle qui descendit le caleçon du garçon sur ses hanches, libérant la bête déjà luisante qui y nichait. C’est lui qui guida son bel engin vers la grotte mouillée et soyeuse où il se logea derechef, bien calé, tout au fond.

C’est ensemble qu’ils gémirent quand l’un chavirant, l’autre chaloupant, ils entamèrent la lente chorégraphie du sexe.


Elle semblait aller l’amble, se soulevant d’un seul coup puis se reposant avec une feinte lenteur alors qu’en réalité, sa vulve satinée pressait de ses anneaux mouvants le beau chibre sur lequel elle était empalée.

Lui regardait ses seins agités, balançant au rythme de sa chevauchée, sa bouche ouverte, caverne suave avec deux rangées de dents qu’elle savait rendre douces quand il le fallait, ses yeux fermés, sur son plaisir, égoïste. Elle sentit sa hampe tressaillir plus fort et le regarda alors. C’est les yeux dans les yeux qu’ils crièrent leur plaisir.


Quand elle s’abattit sur le torse du garçon, tout son corps se détendit. Elle cria une dernière fois en sentant la trique encore vigoureuse tressaillir dans son logis à présent tapissé de liqueur, releva vers son amant son visage radieux et éclata de rire.

Il la regardait avec ses yeux d’après l’amour. Il n’était pas encore redescendu de la canopée où la jouissance l’avait propulsé. Il ne voyait rien en fait, le cerveau encore embrumé par le plaisir et sa violence. Plus que la jouissance en elle-même, c’était peut-être cet « après » dont il était gourmand.


Le coït agissait sur lui comme une drogue. Le flash de la petite mort qui pétrifie, annihile tellement les sens qu’il n’en percevait que la déflagration presque insupportable et puis cette grève, ensuite, où il s’abandonnait comme une algue ballotée par le ressac.

Il ressentait alors, dans tout son corps, les fourmillements de millier de serpentins électriques qui lui procuraient un ineffable plaisir mais lui posait immanquablement sur le visage un masque de fada qui provoquait l’hilarité de sa compagne. 


Il s’en fichait de cette moquerie car il était encore loin, si loin dans son plaisir. Elle se leva et alla prendre sa douche, traversant le camping d’une démarche chaloupée qui ne manqua pas d’attirer les regards et elle le retrouva, de retour sur terre -mais toujours étendu- et se lova contre lui pour leur débriefing habituel. 


Dehors la vie douce du Bassin palpitait derrière les dunes.

Dedans, deux amants parlaient de plaisir…



Bon week-end…


Lyselotte


Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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