Les rêveries sensuelles de Lyselotte (Episode 12)

Victor et Bérénice …


13/05/17


12eme épisode de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…

Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


Bérénice est l’actuelle maîtresse de Victor. Mais si, vous savez ! Victor, l’homme aux jumelles !

Actuelle oui. Elle sait parfaitement qu’elle ne sera qu’une passade dans le flot des amantes de cet homme. Il lui a raconté sa vie, tumultueuse, ses femmes, ses envies d’avenir : Pas d’alliance, pas de corde au cou. La liberté quoi, celle de passer de l’une à l’autre pour profiter un max des plaisirs de l’existence. Elle est prévenue et accepte les termes de l’arrangement.

Ils se sont rencontrés au centre commercial de la ZUP du Mazeau, à Brive. Elle tenait une petite boutique de la galerie marchande et n’avait pas longtemps résisté au siège de Victor qui lui avait presque acheté l’intégralité de son stock pour lui faire la cour. Puis, il lui avait fait le jardin*.


Elle s’était donné très vite.  Son corps, en jachère depuis des mois, réclamait un labourage que cet ardent quinqua au tempérament de feu et à l’endurance magistrale s’était empressé de lui prodiguer après deux restaus et un bouquet de fleurs.

lyselotte camping vanBérénice n’est pas spécialement une nana facile mais là, elle en avait marre de changer les piles de son sextoy et se cherchait un mâle, même provisoire, pour éteindre le feu qu’elle avait…là, oui, là.

Donc Victor et son regard ténébreux avaient eu raison d’elle très aisément. Et depuis deux mois, c’était de la folie. Cet homme ne passait pas une journée sans lui faire l’amour. Elle avait aménagé chez lui, abandonnant son petit appartement HLM à Tujac pour prendre ses aises dans la maison cossue de Victor, en banlieue de la cité gaillarde. Elle avait donné sa démission car il l’entretenait comme une cocotte et elle adorait ça. L’avenir lui importait peu en fait. Seul comptait le présent et l’ardent brasier que leurs peaux se frottant l’une à l’autre provoquait


Elle ne connaissait du Bassin d’Arcachon -où ils étaient en vacances- que les paysages somptueux qu’elle avait admirés sur le net quand il lui avait annoncé la destination de leur villégiature. Elle n’avait de surcroit jamais fait de camping et l’été exacerbant sa libido au plus haut point, elle avait acceptée avec enthousiasme l’idée de pratiquer le sexe derrière un simple mur de toile ou sous la voûte des grands pins, les pieds dans le sable.

Ils aimaient jouer tous les deux et faisaient l’amour en frôlant parfois, les limites de la prudence.

Elle ne mettait jamais de petite culotte quand ils sortaient sachant pertinemment que cela ne ferait que retarder leurs emboîtements soudains. Elle ne mettait jamais de soutien-gorge non plus d’ailleurs. Il adorait voir sa poitrine mouvante sous ses vêtements et elle, en parfaite complice, s’ingéniait à la lui mettre sous le nez à la moindre occasion, attisant le feu qu’elle savait permanent sous la peau de Victor.


Ils adoraient l’improbable intimité des ascenseurs, l’insécurité d’une étreinte dans un coin de parking, les jeux de mains jeux de vilains dans une obscure salle de cinéma.  Le danger d’être découverts en pleine action donnait du piquant à ces embrasements. Le débriefing auquel ils se livraient ensuite leur remettait souvent le feu tant ils fantasmaient sur « l’après » qui aurait pu se passer et qu’ils imaginaient torride, bien sûr…


Présentement, Bérénice vient de faire une petite sieste tranquille, histoire de se remettre de la partie de jambes en l’air à laquelle Victor et elles se sont livrés juste après diner.

Dessert : Fraises à la chantilly. Sous l’auvent de la toile de tente, assis l’un en face de l’autre, ils avaient à tour de rôle secoués la bombe de crème mousseuse en se regardant dans le blanc des yeux. Inutile de vous faire un dessin, n’est-ce pas !

Elle, langue mutine passant comme un essuie-glace entre ses lèvres légèrement entrouvertes, avait suavement recouvert ses gariguettes d’une écharpe soyeuse et parfumée de vanille, puis, lui tendant le siphon sans le lâcher du regard, elle avait regardé la pupille de son amant s’opacifier, tandis qu’il fantasmait sur la suite à donner à cette fin de repas, tout en agitant énergiquement le pourvoyeur de délices…


(A suivre…)



*Cette remarque n’est pas de moi. Je l’ai entendu de la bouche de Catherine Lara qui parlait de Georges Moustaki. Elle m’avait bien fait rire ! Cadeau à vous, lecteurs et lecteuses.


Bon week-end…


Lyselotte


Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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