Les rêveries sensuelles de Lyselotte sur le Bassin (Ep. 20)

8/07/17


Victorine et Victor (coquine, coquin) (suite 2/3)


20ème épisode (déjà !) de notre feuilleton sensuel, situé sur le Bassin d’Arcachon, pour les amateurs d’aventures amoureuses. Il est écrit par Lyselotte, auteure taquine, aimant rire, et partageuse. Une page intimiste d’histoires sans tabou…

Michel Lenoir, Directeur de Publication


(Pour lire les épisodes précédents, cliquer ici)


lyselotte Victor victorinneIls se retrouvèrent le soir même et après un pot hâtivement consommé au bar de la résidence et des échanges de regards plus brulants qu’un feu grégeois, ils se retrouvèrent à jouer à criquon-criquette dans le bungalow numéro soixante neuf de Victor qui n’en demandait pas tant. Enfin si quand même.

Il put ainsi vérifier les possibilités incroyables -mais vraies- dont cette bouche était capable et en cria plus d’une fois la magnificence quand elle le pompait avec des bruits mouillés et le faisait expirer en avalant sa semence.

Ils se mélangèrent ainsi pendant tout ce début d’été, chaque soir, puisant le plaisir et s’épuisant de jouissance. Ils sortaient aussi du camping les jours de liberté de Victorine et se faisaient de petites fêtes des sens en des lieux improbables, frôlant le procès verbal pour exhibitionnisme à maintes reprises.


Mais revenons à ce mois de juin 2016 et à la fête de la turlutte.

Comme chacun le sait ici-bas, « la turlutte est dédiée à la pêche aux céphalopodes, notamment les seiches et calmars. Dans sa forme la plus rustique, la turlutte est simplement composée d’un plomb (ou non), muni d’une couronne de pointes. Les turluttes peuvent imiter la forme de petits poissons ou de crevettes, être phosphorescentes ou lumineuses. » Merci Wiki.

Je voyais déjà votre esprit cavalant sur la pratique coquine qu’inspire cette appellation et sans doute attendiez-vous une description de « la chose » dans les détails mais nous ne sommes pas là pour coquiner, n’est ce pas ? Si ? Bon, je verrai plus tard, vous verrez plus tard, nous verrons plus tard.


La fête de la Turlutte sur le bord du Bassin

Victor et Victorine se baladent entre les stands et nombreux sont les regards détaillant ce couple hors du commun. Elle, surtout est…remarquable.

Un minuscule short en jean effiloché aux cuisses accentue plus qu’il ne masque les rondeurs affriolantes de la mâtine qui déambule. Un caraco -tout aussi riquiqui- est poinçonné, à hauteur de tétons, par deux petits cabochons suggestifs dont la matité sanguine se devine sous la transparence de la soie grège qui dégouline sur le haut de son corps. Le ventre dénudé est plat et un piercing en forme d’escargot brille comme une étoile captive au creux du nombril.

Tout un assortiment de colliers pacotille cascade entre les seins absents et cliquète à chacune des foulées chaloupées de Victorine. Elle toise les badauds – qui bavent parfois- avec la froide assurance de son regard ardent souligné d’un trait épais étirant ses yeux vers ses tempes.

Une idole païenne s’invite à La fête de la turlutte et des adorateurs badent à sa beauté puis se réveillent, pincés ou houspillés par leur accompagnante. Victor, un bras enroulé autour du torse de sa maitresse, affiche la sérénité du mâle possesseur de cette femelle avec un contentement frôlant le ridicule.


Il toise les autres mâles et son sourire béat contrebalance la dureté de son regard qui met au défi et dissuade.

C’est la fin de la journée et le ciel commence à prendre ces couleurs de lilas qu’il offre parfois en cadeau à ses contemplateurs.

Il fait chaud, les visiteurs font la queue aux stands où les toqués ont cuisiné la seiche à leur manière, ou descendent des chopes de bière dégoulinantes de perles.

Mais Victor a faim d’autre chose.

Tous ces regards envieux qui traînent sur sa copine, ça l’excite !

De plus en plus, il se colle à elle, de plus en plus, il lui murmure à l’oreille et finalement, sentant le désir commencer à produire son effet tenseur dans son bermuda, il lui attrape la main et la hèle vers la sortie.


C’est l’heure entre chien et loup, celle qui dilue les formes dans un à-peu-près bienvenu.

Ils ont garé leur carrosse où ils ont pu et finalement, leur arrivée tardive leur à permis de trouver un stationnement en bordure de chemin, entre route et sous-bois, loin des lumières de la fête.

Tout le temps qu’a duré le retour vers  leur voiture, Victor est resté derrière Victorine profitant des cercles de lumière des lampadaires puis, en s’éloignant, des facéties de la lune montante pour mater la croupe cambrée de sa femelle, lui murmurant même, pour évacuer un peu sa tension, des promesses d’à venir torrides qui la fond encore plus « torticuler ».

-Ca va être ta fête ma chérie chérie. Une sacrée fête… à la turlutte !


(A suivre)


A samedi prochain !



Les lecteurs(trices) qui sont arrivés au bout de ce récit pourront découvrir « Tu es Pierre », un roman de l’auteure, ici 

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