Le vol dans le ciel, dans l’espace… et ses contraintes

Le coup de plume du week-end : « Fais comme l’oiseau… »


27/11/16


Voler, l’homme en a toujours rêvé. Il a construit ballons, parachutes, planeurs, avions, hélicoptères, fusées pour s’affranchir de l’apesanteur et voir la terre d’en haut.

La dernière nouveauté en la matière, c’est le JetMan. Plus fort que l’oiseau, il vole à presque 300 km/h un réacteur aux fesses. C’est Yves Rossy, un valeureux jeune homme de 57 ans qui a lancé le concept en 2004 en Suisse.

A ces vitesses, le vol est un peu instable, mais il permet de se promener avec les avions comme en témoigne l’expérience avec la Patrouille de France où 3 Jetmen complètent la célèbre formation. Y. Rossy nous avait déjà fait le coup avec l’A380 à Dubaï. De très belles images, juste pour le plaisir des yeux.



Dans la même catégorie on trouve aussi les fans de Wingsuite, pratique à très haut risque… (voir la vidéo, ici)


Comment résoudre la problématique du caca dans l’espace…


Thomas Pesquet orbite au-dessus de nos têtes. Et comme vous et moi, les astronautes sont soumis à la nécessité de satisfaire à leurs besoins naturels. Oui, mais voilà, dans l’espace en apesanteur, il ne peut pas y avoir de « Ploc » dans le trou des toilettes. Dans l’espace tout flotte… Des solutions ont été peu à peu trouvées pour la vie dans l’ISS (voir la visite guidée des toilettes)



Mais pas pour les sorties dans l’espace, ni les longs voyages comme par exemple celui de 48h qui a amené Thomas depuis la Terre à la station spatiale.

Les astronautes portent des couches spéciales dans ces cas-là. Mais ça n’est guère satisfaisant. Alors la Nasa vient de lancer un concours doté de 30.000 € pour résoudre la problématique des défécations et autres fluides corporels dans l’espace. L’adaptation à cette fonction vitale reste à trouver.


« Space poop » : Quel joli nom…

homme-dans-l-espaceIntitulé « Spacepoop » (en anglais, le caca de l’espace), le projet (voir les détails, ici) doit permettre de trouver « un système intégré à la combinaison spatiale, qui collecterait l’urine, la matière fécale et les pertes menstruelles pendant plus de 144 heures, soit six jours ».

Mais le cahier des charges impose aussi de  « pouvoir les conserver sans qu’elles entrent en contact avec le corps de l’astronaute, et sans que ce dernier utilise ses mains pour une quelconque manipulation ».

Vous avez jusqu’au 21 décembre pour éviter à Thomas Pesquet de porter une couche lors de son prochain vol ou de ses futures sorties dans l’espace.


On ne s’imagine pas en voyant Neil Amstrong gambader sur la lune qu’il portait une couche superabsorbante, baptisée Maximum Absorbency Garment (MAG). Ca casse un peu le mythe…

Cette prouesse technologique à découvrir est une vrai nécessité pour préparer les prochaines très longues missions spatiales.


La nécessité du recyclage dans l’espace

Le maitre mot est donc recyclage. Ainsi, l’urine, et la transpiration, sont transformés en eau potable. La rareté de l’eau, indispensable à la vie, et les capacité d’emport dans l’espace, obligent.

Mais aujourd’hui, les excréments ne le sont pas. On les stocke après compression dans des boites, expulsées de l’ISS, qui vont finir brûlées dans l’atmosphère.

Pensez y quand vous direz à l’élu(e) de votre coeur : « Oh, chéri(e) regarde ! Une étoile filante, fais un vœux ! »…


Les oiseaux ne s’embarrassent pas de ces détails, et celui (ou celle) qui n’a jamais reçu sur la tête ou ses habits, une fiente de pigeon ou de mouette en plein vol, ne connait pas son bonheur…

Il convient pourtant de trouver une utilisation pro-active aux crottes des astronautes. Une première piste pourrait être la création de boucliers anti-radiations pour protéger les futurs voyageurs vers Mars des rayons cosmiques pendant leur long voyage vers la planète rouge.

L’espace, ça fait toujours rêver, non ?


michel L OK3Michel Lenoir


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